Histoire du Québec

Pension de vieillesse

Pension de vieillesse

Pension de vieillesse

Par un vote de 61 contre 14, la loi de pension de vieilles est adoptée par la Chambre haute

Misère et opulence…

Ottawa – La loi de pension de vieillesse a été adoptés hier (24 mars 1927), par un vote de 61 à 14, et l’amendement tendant à renvoyer le projet au comité a été défait, par un vote de 58 à 17.

Sir George Foster a déclaré que l’an dernier il avait voté contre cette mesure, mais cette année il votait en faveur, parce que la loi a été approuvée par l’électorat et adoptée, une seconde fois, par les Communes. « C’est le devoir du sénat d’étudier les lois et de les réviser, quand elles ne sont pas pratiques. C’est ce que le Sénat a fait, l’an dernier, quand il a fourni à la Chambre une occasion d’amender la loi, mais les Communes ont refusé de changer cette loi ».

La pension : une charité ?

Sir Allan Aylesworth est absolument opposé aux pensions de vieillesse et n’approuve que les secours de l’État aux soldats et aux familles de soldats. Une pension est une charité. Pour cette raison, on ne devrait pas voter de pension aux ministres de la couronne.

Le sénateur Dandurand est convaincu que cette mesure est nécessaire. Les grosses compagnies comprennent cette nécessité, en votant des pensions pour leurs vieux employés. Les provinces ne sont pas forcées d’accepter cette loi. Il ne croit pas non plus que cette pension rendra les gens insouciants. En terminant, il ajoute qu’il espère que la conférence interprovinciale rendra cette mesure adoptable pour tous les intéressés.

Quand le projet fut étudié en comité, le sénateur Béique proposa l’amendement suivant :

  1. Inviter les premiers ministres de chaque province à donner leur avis ou celui de son gouvernement, en faisant les recommandations qu’il jugera opportunes.
  2. Obtenir du gouvernement ou des départements intéressés et des experts un état indiquant approximativement le montant qu’il sera nécessaire de dépenser, chaque année, pour la mise en vigueur de cette loi.
  3. Faire préparer par des experts des projets de loi de pension de vieillesse, tel qu’ils existent en Angleterre, en France, en Allemagne et en Belgique, avec les amendements nécessaires pour s’adapter aux conditions particulières au Canada.
  4. Étudier le projet et le modifier suivant les constatations que fera le comité, après avoir étudié les lois en vigueur dans les autres pays. Cet amendement fut rejeté par un vote de 58 à 17.

(C’est arrivé le 24 mars 1927).

retraite

La vie s’achève, mais le travail jamais. (Proverbe gallois). Photo : © GrandQuebec.com

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