Histoire du Québec

Le Parti libéral et M. Laurier

Le Parti libéral et M. Laurier

Le Parti libéral et son chef M. Laurier

Ottawa, le 17 juillet 1903 (tiré du journal Le Canada). – La presse conservatrice se démène et jubile à la pensée que le cabinet Laurier serait en proie aux divisions et qu’il va, elle l’affirme à grands cris, se désagréger et disparaître bientôt.

Est-il besoin d’opposer un démenti à tous ces racontars, dont nos adversaires cherchent à tirer le plus de profit possible, naturellement.

La démission de M. Blair est regrettable, certes. Mais elle était inévitable, d’après les usages britanniques en matière de gouvernement. Lorsqu’un ministre est en désaccord avec la majorité de ses collègues sur une question importante qui fait partie de la politique ministérielle, il est de règle qu’il donne sa démission. C’est un précédent invariable dans l’histoire de l’Angleterre, du Canada et même d’autres nations.

Seul, M. Tarte a refusé de s’y soumettre et M. Laurier a dû le congédier.

Tout au contraire, M. Blair n’a pas hésité, du moment où il désapprouvait la politique préconisée par ses collègues, à se retirer du cabinet. Il a agit de la façon la plus logique et la plus constitutionnelle. Voilà tout. Où voit-on l’indice que le ministère Laurier soit en danger de tomber?

Le cabinet est maintenant d’accord, et la solidarité ministérielle est sauve.

Aussi bien, il faut repousser avec la dernière énergie les insinuations odieuses que le « Mail and Empire », le « orld de Toronto », la « Patrie » et « Le Journal de Montréal » commettent à l’endroit de M. Laurier.

On accuse le premier ministre de manquer de décision et de force de caractère. On le désigne comme un chef mou et timoré qui se laisse guider par les autres.

Rien n’est plus faux. La carrière politique de M. Laurier le défend victorieusement contre pareils reproches. D’ailleurs, le renvoi de M. Tarte et l’acceptation de la démission de M. Blair témoignent, au contraire, que M. Laurier sait montrer à l’occasion beaucoup de fermeté.

Nous ne saurons mieux faire que de citer, à ce sujet, l’article de « News », de Toronto.

« L’opinion générale parmi les conservateurs était que M. Laurier n’oserait pas congédier M. Tarte, et aussi que, parce que la province du Nouveau-Brunswick avait élu des libéraux, M. Blair devait avoir beaucoup de force et d’influence dans le cabinet. De fait, pendant les trois ou quatre dernières années, aucun de ces deux hommes n’a exercé une influence notable dans les conseils du gouvernement. Aucun n’avait la confiance de ses collègues. Tous deux étaient destinés à sortir du cabinet quand cela serait nécessaire. Tous deux, cependant, étaient regardés dans le public, comme les créateurs véritables de la politique ministérielle. Dans chaque cas, la vérité était tout le contraire de ce que le public et l’opposition pensaient. On vantait ces deux hommes comme des chefs de ministères capables; aucun, en réalité, n’a été un administrateur extraordinaire.

« Dans les crises graves de sa vie politique, sir Wilfrid Laurier a donné maintes preuves de sa force de caractère. Il lutta corps à corps contre les ultramontains de Québec pendant un quart de siècle. Il combattit résolument la coercition qu’on voulait exercer sur Manitoba et a vu par suite l’hostilité de l’Église puissante, dont il est l’un des fidèles, au risque de perdre ainsi les suffrages de la province de Québec. Il persuada au Canada français de consentir à l’envoi de régiments en Afrique australe et garda sa confiance aux élections de 1900, en dépit des appels désespérés que ses adversaires cherchèrent à soulever parmi les Canadiens-français contre l’Angleterre. Il gagna le parti libéral qui avait été e effrontément privé de ses droits politiques par le gerrymander du gouvernement conservateur de 1882 à soumettre en 1903 le projet de remaniement des sièges électoraux à un comité parlementaire et de faire ainsi œuvre de justice aux deux partis. Malgré l’opposition formidable de la Cie du Pacifique et de MM. Mackenzie et Mann et de toutes leurs influences, il essaye maintenant de s’arranger avec le Grand Tronc pour construire un nouveau chemin de fer à l’océan Pacifique.

parti libéral m. laurier

1 commentaire

  1. 4APK.RU

    2017/08/28 at 10:00

    Ce fut dans ces dispositions qu’elle fit un voyage a Milan; elle esperait y trouver des nouvelles plus directes de Napoleon, et, qui sait, peut-etre par contrecoup des nouvelles de De plus, il tient aussi a reproduire l’affabilite noble du general Lafayette, et cela parce qu’il est ici le chef du parti liberal .

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