Histoire du Québec

Mesures contre la crise

Mesures contre la crise

Mesures contre la crise de 1929

Suite à la crise économique de 1929, le chômage et la pauvreté atteignent des sommets au Canada.

Le premier ministre fédéral, William Lyon Mackenzie King, annonce devant la Chambre des communes les mesures prises par le gouvernement pour venir en aide aux chômeurs. En 1930, le chef du parti conservateur du Canada, Richard Bennett, remporte les élections fédérales grâce à ce genre de déclaration: «Le parti conservateur va trouver du travail pour tous ceux qui veulent travailler, dût-il périr s’il échoue.»

L’une des premières mesures pour faire face à la dépression et à la hausse spectaculaire du chômage est la suspension de l’immigration en provenance d’Europe. Désormais, les seuls immigrants européens admis au Canada sont les cultivateurs ayant un capital  suffisant pour s’établir immédiatement dans une zone rurale.

En 1931, le gouvernement fédéral et les provinces mettent sur pied une série de mesures allant de l’octroi d’aide financière pour l’alimentation, l’habillement, le logement et le combustible des nombreux chômeurs, jusqu’à la réorganisation de la vie économique du Canada.

En 1931, une aide est accordée sous forme de coupons échangeables dans des commerces désignés par les autorités. Ce système étant considéré comme trop rigide, les coupons seront remplacés par des chèques échangeables dans tous les commerces.

Le gouvernement du Québec tente d’atténuer les effets de la crise en adoptant un certain nombre de mesures urgentes. Il annonce le financement de travaux publics, il accorde des sommes de secours direct et il intensifie la colonisation des régions de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord du Québec.

Le 11 décembre 1930, la Loi d’aide aux chômeurs est sanctionnée au Québec. Elle prévoit la remise d’argent aux municipalités pour la mise en chantier de travaux publics.

En 1931, à Montréal, près d’un tiers de la population dépende de l’aide qui s’élève à 3,16$ par semaine pour une famille de deux personnes, et à 6,43$ pour une famille de neuf personnes. Au départ, l’aide sociale était versée sous forme de bons échangeables chez les commerçants ; elle a été remise sous forme de chèques plus tard.En fait, le gouvernement libéral québécois de Louis-Alexandre Taschereau fait distribuer les chèques échangeables à partir de l’automne 1931. C’est la première fois dans cette province que l’état octroie une aide financière à des citoyens aptes à travailler, sans rien exiger en retour.

On entreprend la construction d’édifices, de routes et de ponts. Les ouvriers sont payés un dollar par jour. Grâce à ces projets, les gens ont un peu d’argent. L’on fait travailler de façon prioritaire les chefs de famille, contre une rémunération minimale de subsistance. On assiste également à la création de refuges pour les sans-abri. Ces refuges étant insuffisants, de nombreux indigents dormiront dans des postes de police.

Les soupes populaires, mises en place par diverses associations religieuses, représentent pour beaucoup la seule façon de se nourrir convenablement.

Mais la crise continue et malgré ces dispositions, elle s’aggrave. En 1933, on compte 28% de chômeurs au Québec par rapport à la population active. L’aide devient insuffisante et le nombre des indigents se multiplie. Les autorités décident donc de recourir au secours direct pour subvenir aux besoins essentiels de la population. Se développe alors la solidarité: on s’organise au mieux pour affronter ces années difficiles, mais les jeunes perdent espoir de pouvoir mener une vie normale.

À partir de 1934, la situation se calme et l’économie commence à montrer des signes encourageants.

Au cours des années suivantes l’économie réussit à se consolider, mais ce n’est qu’après le début de la Deuxième Guerre mondiale, en septembre 1939, que la crise économique prend vraiment fin.

Moralité: «Rien d’tel qu’une bonne guerre bien longue et bien sanglante pour redresser une économie vacillante!»

Conclusion: un grand merci à Tonton Adolphe !

la crise

la crise

Dans ces grandes crises, le coeur se brise ou se bronze (La Maison du Chat-qui-pelote. Honoré de Balzac). Illustration : © Calm Darkness par Megan Jorgensen

Voir aussi :

2 Comments

  1. Ghyslain Dion

    2011/01/27 at 6:00

    Je ne suis qu’un chanteur vagabond.

    Prenez le comme vous voulez: Entendu que cette crise à été terrible. Je trouve votre conclusion scandaleuse.

    Faut-il une guerre pour relever l’économie ?
    Georges W. Bush le croyait peut-être ?

    Hum ! Ou en sont les citoyens des États-Unis d’amérique maintenant ?

    Cette période de la grande dépression mon arrière grand-père l’a véchu. Il avait même imaginé un plan pour corriger cette crise de l’emploie et en avait fait part à Richard B. Bennett entre 1933-1934 en effet Georges Charles Vaudrin avait même û une correspondance avec Franklin Delano Roosvelt alors président des U.S.A. et je ne crois pas qu’ils est d’aucune manière souhaité la guerre. Autrement, bien entendu cette guerre là a joué en notre faveur. Pour ceux qu’y voient la guerre comme un jeu je dit: Aux jeux il y a toujours des perdants

  2. admin

    2011/01/27 at 11:09

    Notre conclusion n’est qu’un sarcasme censé souligner la même idée.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>