Histoire du Québec

Le prospecteur

Le prospecteur

Le prospecteur

Dans les années 1920, un nouveau métier voit le jour au Québec et devient vite très populaire : le métier de prospecteur, héritier des coureurs des bois des siècles précédents.

Le prospecteur est un homme courageux et résistant qui, seul ou en compagnie de quelques collègues et d'éclaireurs amérindiens, explore les territoires vierges afin d’y trouver de l’or ou d’autres métaux précieux. Il ne prête attention ni au froid ni aux mouches ni aux moustiques, et il parcourt des trajets de 200 kilomètres ou plus en canot pour se rendre sur les lieux de la prospection.

Généralement, le prospecteur traverse les forêts en suivant les rivières et les ruisseaux. Il porte des provisions suffisantes pour se nourrir, tels que de la farine, du lard ou du bacon, des raisins secs, du pain, du riz ou des fèves, du beurre, des condiments, du thé ou du café et une bonne provision de tabac.

Ses instruments sont simples et rudimentaires: une hache, une pioche, un pic, un canif, une masse, une pelle, un fanal, une boussole, un carnet de notes et des chandelles. Il manie ses instruments à la perfection, mais il est aussi expert en canotage, en géologie et dans le commerce des minéraux.

Il dort dans un sac de couchage à l’intérieur d’une tente. Il garde dans un petit sac imperméable son permis de prospection, des photographies de sa famille et des allumettes.

De nombreux dangers attendent le prospecteur dans son long périple à la recherche d’éventuels trésors.

Plus tard, le chemin de fer et l’avion viennent faciliter la vie du prospecteur, mais ces moyens reviennent aussi beaucoup plus chers que le canot.   
 
Ils sont des centaines à sillonner ainsi le nord du Québec, et la plupart survivent par miracle sans trouver le moindre petit gisement.

Cependant, certains ont plus de chance, et parmi eux les prospecteurs qui découvrent les gisements d’or au nord-ouest du Québec.

L’un des plus célèbres est Edmund Horne, de Nouvelle-Écosse, qui fut aussi prospecteur en Californie.

C’est en 1922 que M. Horne, après plusieurs voyages en Abitibi découvre le gisement du lac Trémoy. Il vend 90% de ses parts à la future Noranda Mines Limited en 1922 pour un peu plus de 320 000 $. En 1925, il refusera de vendre, même pour 1 000 000 $, le dernier dixième de part qui lui reste (à l’époque, une maison dans le centre-ville de Montréal ne coûtait que 20 mille $).

prospecteur

Edmund Horne, vers 1914. Source de la photographie : Centre d'archives de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec

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1 commentaire

  1. Jacques

    2012/03/08 at 4:14

    Je viens de la région de Montcerf P.Q. j’aimerais savoir ci les rivières et les plage des lacs du parc Lavérandrie ci l’on peux trouver de l’or merci.
    Jacques G.

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