Histoire de Montréal

Histoire des Soeurs Grises

Histoire des Soeurs Grises

Histoire des Soeurs Grises de Montréal

Les Sœurs de la Charité de l’Hôpital général de Montréal, dites « Sœurs Grises »

Grâce à l’excellente réputation et à l’importance de leurs institutions de santé, de bienfaisance et d’éduction ainsi que de leurs missions, les Sœurs Grises de Montréal forment l’une des plus remarquables congrégations religieuses au pays. De leur communauté, fondée par Marguerite d’Youville en 1737 afin de secourir les pauvres, ont essaimé plusieurs autres tant au Canada qu’ailleurs. Véritables pionnières dans l’ensemble des œuvres sociales, elles furent aussi, dès 1844, les premières religieuses à œuvrer dans l’Ouest canadien.

Hôpital général des Frères Charon

En 1693, 51 ans après la fondation de Montréal, François Charon construit sa « Maison de Charité » sur la Pointe-à-Callière, à l’endroit même où débarque Paul de Maisonneuve. L’établissement est conçu comme le refuge de tous les nécessiteux : orphelins, estropiés, vieillards, infirmes…

À l’époque, le domaine que les Messieurs de Saint-Sulpice concèdent aux Frères Charon mesure dix arpents et neuf perches, terrain environnant la petite rivière Saint-Pierre, l’actuelle place d’Youville.

Sœurs Grises

En 1747, les autorités civiles et ecclésiastiques remettent l’Hôpital général des Frères Charon à Marguerite, veuve d’Youville, fondatrice des Sœurs Grises. Elle y entre avec ses pauvres le 7 octobre de la même année.

En 1765, le 18 mai, l’Hôpital général brûle. Seuls les murs restent debout. Confiante en la Providence, Mère d’Youville reconstruit la bâtisse selon le plan initial.

La chapelle, agrandie à deux reprises, en 1767 et 1832, disparaît en 1872 pour faire place à la rue Saint-Pierre. En 1847 et 1851, deux ailes s’ajoutent de chaque côté du bâtiment central, rue Normand.

Les inondations successives, le développement du port de Montréal et la croissance de la Congrégation obligent les Sœurs Grises à se transporter « à la campagne », racontent les documents du XIXe siècle, à l’angle de la rue Guy et du boulevard Dorchester (aujourd’hui boulevard René-Lévesque)., le 6 octobre 1871.

Vestiges de l'Hôpital général de Montréal

Vestiges de l’Hôpital général de Montréal

Maison de Mère d’Youville. Retour aux sources

Le 20 février 1981, les Sœurs Grises reviennent à leur première maison mère. La maison rénovée abrite aujourd’hui l’administration générale de l’Institut des Sœurs de la Charité de Montréal, « Sœurs Grises », centre d’animation des œuvres de la Congrégation dont le but est de rejoindre les pauvres, de les servir et de rendre visible la tendresse du Père envers eux.

On y retrouve la chambre où Mère d’Youville est morte le 23 décembre 1771 et qui demeure un véritable sanctuaire pour les Sœurs Grises.

On peut également voir la salle autrefois appelée « dépôt des pauvres », endroit où l’on accueillait et servait les nécessiteux venant de l’extérieur et qui n’étaient pas logés dans les grandes salles de la maison. Toute détresse y trouvait un réconfort.

Mère d’Youville a foulé cette pierre et n’a pas compté ses pas au service des démunis. Maintes fois, elle a attisé le feu, pour la préparation d’une bonne soupe fumante ou d’un autre mets qui rassasierait quelque peu les personnes affamées. Aujourd’hui, la pierre et la cheminée gardent à cette salle son caractère primitif.

Le mur de pierre que l’on aperçoit provient des vestiges de la première chapelle dont la construction fut commencée en 1695 et achevée en 1704. Ce bâtiment faisait corps avec l’ancien Hôpital général de Montréal érigé en 1693 par les Frères hospitaliers communément appelés les Frères Charon. Une ordonnance royale confia la garde de l’Hôpital général à Madame Marguerite d’Youville, le 27 août 1747.

La chapelle se distinguait de l’hôpital par ses ouvertures cintrées. Incendiée en 1765 puis reconstruite en 1767, cette chapelle subit des modifications majeures de 1831 à 1833. Elle fut démolie en grande partie en 1872 pour permettre le prolongement de la rue Saint-Pierre. Certains éléments d’architecture furent enfouis dans le sol. Les pierres sculptées qui reposent sur le gazon et celles qu’on retrouve accrochées à gauche sur l’ancienne ouverture entre la chapelle et la sacristie, ornaient les arcs et les colonnades à l’intérieur de la chapelle.

Le mur de pierre ainsi que la sacristie originalement construite en 1771 furent restaurés en 1991-1992. Cette ancienne sacristie recouverte d’un toit métallique incliné sert aujourd’hui d’atelier et d’entrepôt à la Maison de Mère d’Youville.

Madame Lisette Lemieux, artiste-sculpteure montréalaise, avec la collaboration technique de Métatechno Inc., a retranscrit sur des lames de laiton gravées et patinées dans trois ouvertures plein-cintre du mur; le texte des Lettres Patentes pour l’établissement d’un Hôpital à Ville-Marie dans l’île de Montréal, signées par Louis XIV le 15 avril 1694. Cette œuvre préserve l’intimité du jardin conventuel de la Maison de Mère d’Youville tout en laissant filtrer la lumière dans les interstices.

Vestiges de la chapelle

Vestiges de la chapelle

Vestiges de la chapelle. La restauration de la sacristie et la mise en valeur des vestiges du mur de la chapelle ont été réalisées grâce au concours financier du ministère des communications du Canada dans le cadre de son programme d’initiatives culturelles. Les sœurs grises soulignent également la contribution du ministère des affaires culturelles du Québec et de la ville de Montréal. Photographie par GrandQuebec.com

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