Histoire du Québec

Esclavagistes

Esclavagistes

Esclavagistes de la Nouvelle-France

En général, les gens qui achètent des esclaves sont des officiers de la colonie, des membres du clergé et des marchands.

Au Québec, l'esclavage ne peut s'expliquer par des impératifs prétendument économiques, comme c’est le cas aux Antilles françaises ou dans le sud des États-Unis, mais plutôt comme preuve de prestige et de position sociale. En effet, au Canada, on ne peut nommer aucun secteur de l’économie qui rende nécessaire la présence d'une main-d'oeuvre esclave.

Parmi les propriétaires d'esclaves en Nouvelle-France au XVIIIe siècle, on retrouve de nombreux membres du clergé: quatre évêques, des prêtres séculiers, les Ordres des Sulpiciens, des Récollets, des Jésuites, des Ursulines, l'Hôpital-Général de Québec,  l'Hôtel-Dieu de Montréal, la congrégation de Notre-Dame. La Mère d'Youville en avait également quelques-uns. De son côté, l'État possédait une trentaine d'esclaves.

En général, les esclaves sont baptisés et ont le droit de se marier, mais les gens continuent à les traiter comme du bétail. On les vend à n'importe quel âge, et de très jeunes enfants peuvent être séparés de leurs parents.

Plusieurs propriétaires d'esclaves ont des relations sexuelles avec leurs esclaves. Tant que le propriétaire refuse d'épouser la mère, les enfants demeurent des esclaves. Par contre, si l’esclavagiste prend pour épouse une femme esclave, elle devient libre, ainsi que ses enfants.

Il faut noter encore que le propriétaire n’est pas obligé de faire soigner les esclaves malades, contrairement aux Antilles où le code noir garantit un minimum de soins aux esclaves (le même code indique aux propriétaires les types de sévices qu’ils ont le droit de faire subir aux esclaves).

C'est le Haut-Canada (l'Ontario) qui interdit en 1793 l'importation de nouveaux esclaves. Ensuite, le mouvement abolitionniste tente de convaincre le gouvernement du Québec de suivre l'exemple de l'Ontario.

Finalement, l'histoire de l’esclavage au Québec se termine grâce à une loi anglaise. Le 28 août 1833, le gouvernement britannique interdit enfin l'esclavage dans tout l'Empire.

esclaves canada

Tremblez devant l'esclave quand il brise sa chaîne (Johann Christoph Friedrich von Schiller). Photo : © Grandquebec.com

Voir aussi :

3 Comments

  1. Eugenie Pelletier

    2012/04/16 at 6:49

    Bonjour! Possible d’avoir accès à la liste de référence utilisée pour rédiger cette entrée sur l’esclavage au Québec??
    merci!!

  2. admin

    2012/04/16 at 8:58

    Bonjour M. Pelletier,

    Malheureusement, au moment de rédiger ce texte on n’a encore pas conservée les sources classées par l’article. Faute d’expérience, on faisait une liste globale de références (v. le volet Bibliographie) pour ne pas alourdir le texte, mais on n’a pas pensé à en faire référence à chaque article. En tout cas, en général on utilise de trois sources à une dizaine.

    Voir : http://grandquebec.com/bibliographie-quebec (notamment, l’entrée Histoire). Dans 3 à 5 ouvrages mentionnés, on trouvera ces données…

  3. robert beausoleil

    2014/03/07 at 11:53

    pour vous aider dans vos rechercher voir a boreal Québec le livre en 2 tomes mythes et réalités dans l`histoire du Québec de l`historien émérite Marcel Trudel.un chapitre entier y est consacré…et tenez-vous assise sur votre chaise vs en apprendrezz des vertes et des pas mures sur ce qu`on appelle notre ste-mere l`eglise…..

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