La Grande Dépression
La crise de 1929

La Crise débute avec le krach boursier du 24 octobre 1929 de Wall Street à New York, centre du monde des finances. Le 29 octobre 1929. l’on appellera désormais le mardi noir.

À vrai dire, c’était la prospérité factice du monde qui s’écroulait et la pire crise économique de l’histoire mondiale succédait à l’ère folle des années 20.

Au cours d’une seule journée, les cours avaient décliné à la Bourse de New York de 381 points et l’indice Dow Jones tombait à 299, au-dessous des 300, le seuil magique à l’époque.

Cinq jours plus tard, c’est la débâcle : l’indice Dow Jones clôture à 230.

Les grands perdants sont les petits investisseurs, qui avaient trop misé sur une prospérité factice et sur des valeurs boursière boursouflées.

Les effets sont terribles : dans les années 1929 à 1933, en l’espace de 4 ans, la valeur de la production descende de 45%, le nombre des travailleurs dans l’industrie manufacturière de 24 % et les salaires de 40 %.

Ces années noires sont des années de chômage et de misère pour les travailleurs. Au Québec, à la fin de 1929, le taux de sans-emploi est d’environ 15 %. En 1931, le nombre est de près de 20 % et, au début de 1933, il dépasse ce chiffre. C’est le sommet de la crise.

Or, l’assurance-chômage à cette époque n’existe pas. D’ailleurs, elle n’entrera en vigueur qu’en 1940. L’assistance sociale ou le « bien-être », on ne sait même pas qu’est-ce.

Des familles vivent sans nourriture, sans chauffages ni l’éclairage.

Les organismes de charité essayent d’aider aux familles évincées quoi ne peuvent plus payer leur loyer. Les soupes populaires distribuent un bol de soupe et un morceau de pain aux démunis. Mais il faut attendre dans de longues files.

Puis quelques municipalités dispensent les premières prestations d’assistance sociale en forme de bons alimentaires, ce qui permet à peine de subsister. Plus de cent mille Québécois subsistent avec cette pauvre manne en 1933.

On organise des travaux publics, où le salaire moyen est de 35 cents l’heure.

La Crise affecte tous. Les coupures de salaires sont fréquentes, les cheminots du CNR, par exemple, subissent une baisse de salaire de 10 %.

Dès qu’un job est annoncé, des centaines de chômeurs forment de longues queues dans la rue.

Aux entrées des chantiers, les sans-emploi attendent, avec l’espoir que quelqu’un sera congédié,

Tout le monde doit payer une « dîme » aux supérieurs et superviseurs pour conserver leurs jobs, mais les superviseurs payent leur dîme à leur tour… Fait connu, aux usines Angus, des travailleurs offrent leur femme au contremaître pour ne pas être congédiés.

En fait, c’est la Seconde Guerre mondiale, qui apporte des investissements dans l’industrie de guerre, qui met un terme aux années de misère.