Après la bataille des Plaines d’Abraham, les troupes françaises et canadiennes se retirent vers Montréal. Mais il retournent en avril 1760, commandées par Lévis et défont les Britanniques à Sainte-Foy. Les Anglais sont repoussés derrière les fortifications de Québec, mais Lévis n’arrive pas à s’approprier de la capitale par des raisons différentes : la population de la ville, épuisée par la longue guerre, se prononce contre la continuation des hostilités, de plus, l’arrivée d’une flotte britannique en mai force les Français et les Canadiens à battre en retraite.

Les forces britanniques convergent vers Montréal. Une colonne vient de Québec, une autre force remonte en bateau depuis le lac Champlain, une troisième colonne descend depuis le cours supérieur du Saint-Laurent.
L’importance stratégique du dernier bastion français se comprend. La liberté de navigation sur le Saint-Laurent, et, par conséquent, la liberté de commerce avec les pays d’En-Haut, s’y assurait, même si la population de la ville n’était plus nombreuse que quelques trois mille habitants.
Le 7 septembre 1760 M. de Vaudreuil fait dire au général Jeffrey Amherst, le commandant des troupes anglaises, qu’il est prêt à capituler. Le lendemain, une compagnie anglaise de grenadiers et d’infanterie légère avec le colonel Haldimand à la tête prenait position de l’unique batterie montréalaise. Oui, c’est vrai, le système défensif de la ville se composait d’une seule batterie.
Ce même jour, le 8 septembre 1760, à 8 heures du matin, le dernier gouverneur français du Canada appose sa signature au bas de l’acte de la reddition de la place et de tout le pays.
Ainsi, les Français se rendent le 8 septembre, épuisés, sans espoir de recevoir de renforts de l’Europe. Les Anglais n’ont pas besoin de tirer un seul coup de fusil. Cerner Montréal, c’était suffisant. C’était logique, car le mur de pierre en mauvais état, qui entourait la « forteresse » de trois côtés et pied duquel courait un fossé peu profond, ne permettait pas d’offrir la résistance aux coups d’artillerie. La lutte pour l’Amérique du Nord est finie.
Les défenseurs remettent leurs armes en présences des vainqueurs sur la place centrale de la ville. Lévis ordonne à ses troupes de brûler leurs drapeaux plutôt que les remettre au ennemi. Douze jours plus tard, avec la reddition de Trois-Rivières, il ne reste aucun soldat ni officier des armées françaises en Amérique. Les Canadiens prêtent serment de fidélité et de soumission à Sa majesté britannique George II.
Le chef de l’Église catholique de Québec, Monseigneur Jean-Olivier Briand, ordonne aux prêtres de reconnaître le roi d’Angleterre comme leur souverain. En 1763, le Traité de Paris met fin officielle à la guerre. La Nouvelle-France est cédée à la Grande-Bretagne.
Le Canada devient anglais. Une longue et pénible procès de survie commence pour les Canadiens français.

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