Histoire du Québec

Communistes : adversaires de la défense nationale

Communistes : adversaires de la défense nationale

Les principaux adversaires de la défense nationale sont les groupements communistes

« Ce sont les adversaires les plus irréductibles de la protection de notre pays, » dit M. Léonard Trépanier. – Les nationalistes de 1911 de nouveau à l’oeuvre dans Québec – Ce qu’Ottawa a fait pour notre province

«Ce sont les groupements communistes qui sont les adversaires les plus irréductibles de la défense nationale. Ce sont eux qui ont envoyé le plus de protestations le plus de de protestations à Ottawa contre l’augmentation des crédits destinés à protéger notre pays et plus particulièrement la côte occidentale du Canada. Les communistes ne veulent pas que nous protégions notre pays contre les attaques étrangères, amis ils nous demandent, par exemple, d’aller combattre en Europe. Leur attitude est pour le moins étrange au Canada, puisque le pays russe, dont ils approuvent la politique dangereuse, est celui a la plus puissante armée du monde. »

C’est la déclaration qu’a faite hier soir le député de Dorchester à la Chambre des communes, M. Léonard Trépanier, devant une nombreuse réunion de l’Association libérale de Mercier. M. Trépanier a longuement parlé de la défense nationale, de l’administration King et de l’aide donnée par Ottawa à notre province depuis son avènement au pouvoir. Le député de Dorchester a aussi attaqué et ridiculisé les mouvements séparatistes et nationalistes qui, sous le couvert du patriotisme, « salissent nos plus grand hommes d’État, dit-il. Ce sont les mêmes, qui, en 1911, ont réussi à battre sir Wilfrid Laurier et à faire élire un gouvernement conservateurs qui, en 1914, n’hésita pas à faire de nous des soldats pour l’Angleterre. »

Puis, le conférencier déclara que les députés fédéraux de Québec avaient approuvé le programme d’armements du gouvernement canadien parce qu’il était entendu qu’ils serviraient à la défense du pays seulement. Il cite l’honorable M. Mackenzie qui à la Chambre des communes a établi clairement la nécessité pour le pays d’avoir un programme de défense nationale, puis l’honorable M. Lapointe qui qui, en 1937, déclarait que les communistes étaient les principaux adversaires des armements. « Cette opposition a eu son origine à Toronto dit-il, où le Parti communiste a fait circuler une circulaire, non seulement dans le pays, mais principalement dans Québec où malheureusement des sociétés se sont trouvées involontairement mêlées à ce mouvement. »

Monsieur Tremblay continue en disant que tout ce que le Canada doit désirer, c’est d’avoir dans l’avenir des hommes d’État comme MM. King et Lapointe qui sauront protéger notre pays. Puis, le conférencier fait une revue de la politique libérale depuis 1931, alors que M. Bennett avait laissé le pouvoir avec un déficit annuel de $180 millions. « M. Dunning, dit-il, a diminué graduellement ce déficit sans augmenter les taxes. L’an dernier, il n’était plus que de $13,000,000. Par le traité commercial Canada-Américain, nous avons donné au peuple du Canada des revenus de millions de dollars. Le gouvernement canadien a aussi épargné environ dix millions par année en fondant la dette nationale.

On nous accuse dans la province de Québec d’être des voleurs et de ne pas avoir fait notre part. Si, par la mauvaise administration du gouvernement provincial les scandales s’accumulent et les affaires vont mal dans vont mal dans Québec, on rejette immédiatement la faute sur Ottawa. Je vous donnerai quelques chiffres qui vous démontreront que le gouvernement canadien a fait plus que sa part. Depuis 1936, il a donné en travaux publics $19 millions ; pour le transport $19,327,000 ; pour les mines, $960,000 ; pour la défense nationale $2,296,000 ; pour les allocations de chômage, $23,042,317 et pour les pensions de vieillesse, $14,5000,000. Sur ce dernier item,Ottawa a contribué dans une moyenne de 75 pour cent. ».

Monsieur Tremblay termine en affirmant que non seulement on critique l’administration King, mais que le gouvernement provincial fait une question de patronage des pensions aux vieillards. « Dans les périodes électorales, dit-il, on va dans les demeures des citoyens les menacer de perdre leurs pensions du gouvernement, s’ils ne votent pour les candidats de l’U.N. C’est une honte de menacer ainsi des vieillards. » M. Tremblay conclut en disant que le gouvernement de M. King réussira probablement cette année à équilibrer le budget et à faire disparaître le déficit du Canada, « ce qui n’est pas peu dire en un temps où la crise sévit encore », dit-il.

Monsieur P.-Z. Decourt présidait la réunion. Adressèrent aussi la parole, MM. Conrad Vincelette, Adrien Pharand, Bernard Lebel, Roger Senécal.

(C’est arrivé le 18 mars 1939).

Courage ? Pensez-vous vraiment que ce mot puisse s’appliquer à un programme ?(Jean-Jaques Girardot). Photographie de Megan Jorgensen.
Courage ? Pensez-vous vraiment que ce mot puisse s’appliquer à un programme ?(Jean-Jacques Girardot). Photographie de Megan Jorgensen.

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