Histoire du Québec

Coffin condamné à la pendaison

Coffin condamné à la pendaison

Coffin condamné à la pendaison

Le jury a délibéré durant 34 minutes avant de rendre un verdict de culpabilité

Coffin sera pendu à Montréal le 26 novembre 1954, à la prison de Bordeaux

Wilbert Coffin a été condamné à mort, hier après-midi. Le jury a rendu un verdict de culpabilité après 34 minutes de délibérations.

En entendant la décision du jury, Coffin, escorté de deux policiers, a pâli. Sa sœur et sa concubine se sont mises à pleurer. Son père, qui était à l’extérieur de la salle d’audience, s’est retiré dans sa voiture en apprenant la nouvelle, pour méditer sur ce grave événement.

Coffin sera pendu en novembre, à moins qu’il ne obtienne gain de cause en appel, s’il décide d’en appeler de sa condamnation.

On rapporte que c’est la seconde condamnation à mort qui est prononcée en un mois en Gaspésie et la troisième en 100 ans. Il y a moins d’un mois, Clavet était condamné à mort pour meurtre, en Gaspésie.

À la suite de ces deux condamnations à mort à quelques semaines d’intervalles, une vieille superstition très répandue chez les Gaspésiens a connu un regain de vie. D’après cette superstition, lorsqu’une ou des condamnations à mort sont prononcées en Gaspésie, la pluie tombe en abondance et ruine les récoltes. On verra bien, maintenant plus que jamais, ce que vaut cette croyance…

La condamnation à mort de Coffin survient après un vigoureux réquisitoire de la part des avocats de la Couronne et une défense brillante de la part des avocats de la défense.

Hier, Me Raymond Maher terminait le plaidoyer de la défense en établissant ce qu’il a appelé « la preuve de l’absence de preuve ». Il a souligne que la Couronne n’avait réussi à créer qu’un climat, qu’une atmosphère de culpabilité et son avalanche de témoins, de photographies et d’exhibits ne constituaient qu’une preuve de circonstances, insuffisante pour faire condamner Coffin. Me Maher a ensuite mis en doute plusieurs témoignages et plusieurs témoignages et plusieurs interprétations des faits formulées par la Couronne. Il a mis les jurés sur leurs gardes en les invitant à la prudence. Il a terminé son plaidoyer en demandant aux jurés où se trouve la preuve qui peut faire condamner Coffin et, si elle existe, quelle est sa puissance de conviction.

Il faut croire que les jurés ont vu cette preuve de la Couronne et qu’ils lui ont accordé une grande valeur puisqu’ils ont trouvé Wilbert Coffin, prospecteur accusé du meurtre de Richard Lindsey, 17 ans, coupable du meurtre de ce jeune chasseur. La question que tous se posent maintenant : Coffin en appellera-t-il de cette sentence de mort?

(Cette nouvelle date du 6 août 1954)

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