Histoire du Québec

Campagne de Québec

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Campagne de Québec

Mai-septembre 1759

Au printemps 1759, les Britanniques ont rassemblé autour de la Nouvelle-France 125 vaisseaux. Au total, on dénombre plus de 27 mille soldats et marins anglais et américains, sans compter les Amérindiens alliés des Britanniques. De leur côté, les Français ne purent réunir que 15000 hommes.

Ces troupes se divisent en trois groupes distribués de la façon suivante:

  • «le Front nord», ayant pour objectif la ville de Québec. Le commandant des forces britanniques est James Wolfe, major général des troupes terrestres. Il est soutenu par trois brigadiers-généraux, soit George Townshend, Robert Moncton (Monckton) et James Murray. L’amiral Charles Saunders commande l’escadre et les troupes maritimes. Il a sous ses ordres Philipp Durell et Charles Holmes. Plus de 10 mille combattants britanniques font face aux 7 mille Français.
  • «le Front Centre», ayant pour objectif Carillon et Saint-Frédéric. Les troupes, qui se trouvent sous le commandement de Jeffrey Amherst, rassemblent près de 12 mille hommes. Les forces opposées, commandées par François Charles de Bourlamaque, doivent se contenter de 2500 combattants.
  • «le Front Sud», ayant pour objectif les forces situées à Niagara. 5 mille soldats britanniques et mille Iroquois, dirigés par les généraux John Prideaux et William Johnson, sont opposés aux 1100 hommes du capitaine Pouchot.

Environ 5 mille Français et Canadiens occupent des positions défensives sur les lacs Champlain et Frontenac, ainsi que dans le moyen Saint-Laurent.

L'ensemble de la campagne s’avère très désavantageuse pour les Français. En effet, le 6 juillet, le chevalier de La Corne tente de déloger Haldimand d’une redoute à Chouaguen, mais il doit renoncer après avoir perdu 30 de ses hommes, morts ou blessés. Ce n’était qu’une petite escarmouche, mais cette victoire a contribué à soutenir le moral des troupes britanniques.

Le 22 juillet, Bourlamaque fait sauter le fort de Carillon. Le 25 juillet, le capitaine Pouchot se voit obligé de capituler à Niagara.

Le 31 juillet, Bourlamaque détruit le fort de Saint-Frédéric et se replie sur l'île-aux-Noix.

À Québec, l’avance britannique est encore plus spectaculaire. Le 26 mai, la flotte britannique se trouve près de l’île d’Orléans. Le lendemain, des frégates anglaises doublent la Pointe-Lévy. Le 27 juin, les Britanniques débarquent sur les rives du Saint-Laurent. Les tentatives des Français pour les déloger échouent lamentablement. Le 29 mai, trois régiments britanniques occupent Beaumont et le 2 juillet, Moncton (Monckton) érige un camp retranché à la Pointe-Lévy. Une semaine plus tard, il occupe Lévis.

Le 9 juillet, Townshend et Murray débarquent à l’Ange-Gardien et établissent leur camp sur la rive gauche du Saut-de-Montmorency.

Le 12 juillet, le capitaine français Dumas entreprend une attaque à l’ouest de Lévis afin de reprendre la ville, mais il est repoussé.

Le soir du 13 juillet, les batteries de marine installées par les Britannique à Lévis lancent les premiers obus sur la capitale de la Nouvelle-France. Pendant trois jours, des bombes incendiaires tombent sur la ville, provoquant de nombreux incendies.

Le 18 juillet, au cours de la nuit et à la marée montante, sept vaisseaux et transports britanniques doublent le Cap-Diamant et mouillent à l’Anse-des-Mères. Les artilleurs français ensommeillés du fort Saint-Louis aperçoivent trop tard le passage des marins anglais…

Le 21 juillet, le colonel britannique Guy Carleton, au cours d’un raid sur Neuville, fait prisonnières un groupe de dames de Québec. Il les accueille respectueusement et les renvoie le lendemain à Québec avec une escorte. Les voltigeurs du capitaine Dumas arrivent trop tard pour attaquer les embarcations du colonel Carleton, qui ne manque pas de les saluer ironiquement.

Le 22 juillet, le bombardement atteint son apogée et des rues entières prennent feu.

Les troupes régulières françaises et leurs alliés résistent encore et, le 28 juillet, les Britanniques battent en retraite à Montmorency, laissant environ 500 morts. Mais cette victoire de Montmorency est le chant du cygne des «forces» françaises.

James Wolfe intensifie le bombardement sur la capitale et, durant la nuit du 8 août, 167 maisons de Québec sont brûlées.

M. de Bougainville réussit à repousser deux tentatives de débarquement à Neuville, mais le 9 août on apprend à Québec la capitulation de Niagara.

Le chevalier de Lévis se trouve alors dans la vallée du Saint-Laurent et ne peut arriver à temps pour appuyer les défenseurs de la capitale. Les Britanniques avancent lentement mais inexorablement. Le 13 septembre, jour de la bataille des plaines d’Abraham, approche à grands pas.

après bombardement de québec

Ville de Québec après le bombardement anglais, gravure de Richard Short, officier de l’armée de Wolfe. Source de l’illustration : Canada – Québec synthèse historique, Jacques Lacoursière, Denis Vaugeois et Jean Provencher, Édition du renouveau pédagogique, Ottawa, 1969. Publié en 1761

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