Histoire du Québec

Brève histoire de la météorologie

Brève histoire de la météorologie

Brève histoire de la météorologie

Ce sont les Babyloniens qui ont été les premiers à développer la météorologie en faisant rapport entre les phénomènes atmosphériques et les mouvements des nuages. Ensuite, Hippocrate, Aristote et d’autres savants anciens ont parlé sur la science météorologique. Vers 100 ans avant Jésus-Christ, les Grecs ont construit une girouette à Athènes qui reposait sur une tour en marbre. Pourtant, jusqu’à la Renaissance, la météorologie était basée surtout sur la superstition et sur quelques notions empiriques. C’est le grand astronome Tycho Brahe qui enregistre les premières observations météorologiques régulières, de 1582 à 1597. À la même époque, l’anémomètre à pendule fait son apparition en Italie, tout comme le thermomètre, le baromètre et le pluviomètre.

Au XVIIIe siècle, en Amérique du Nord, Benjamin Franklin fait une contribution importante à la science de la météorologie grâce à la découverte de l’électricité produite par l’éclair et à l’observation d’un phénomène qui aujourd’hui nous semble le plus naturel : le fait que le temps à un certain endroit n’est qu’une partie d’un phénomène météorologique qui règne sur un territoire beaucoup plus vaste.

Le progrès de la météorologie se conditionne pourtant par l’invention du télégraphe qui a permit de recueillir un grand nombre de données météorologiques simultanées pour leur analyse immédiate.

C’est à peu près à la même époque que la météorologie pratique arrive au Canada, notamment, à York (aujourd’hui, la ville de Toronto), où le lieutenant Riddell, un officier des forces armées britanniques, installe le tout premier observatoire météorologique. Les observations régulières débutent le 1er février 1840 sur le site de King’s College, aujourd’hui, l’Université de Toronto.

Après une dizaine d’années, les militaires décident de se débarrasser de l’observatoire, ainsi le gouvernement du Canada prend la relève en 1850. En 1855, l’Université de Toronto prend en mains l’administration de l’observatoire et de tous les services météorologiques canadiens. Le professeur G.T. Kingston établit alors le premier réseau de stations météorologiques au Canada. C’est également grâce au professeur Kingston que le Service météorologique du Canada est fondé en 1871. Un octroi de 5 millions de dollars, une somme énorme pour l’époque, est mis à la disposition de ce service par le gouvernement fédéral.

Le Service météorologique du Canada a la mission de signaler l’approche des tempêtes, surtout celles menaçant les ports de l’Atlantique et des Grands lacs. Vers 1890, les météorologistes commencent à renseigner le grand public sur les prévisions atmosphériques. Curieusement, les premières prévisions étaient annoncées par des dessins et graphiques installés sur les wagons de chemin de fer : un train que faisait le parcours le long du chemin de fer annonçait ainsi la venue du beau ou du mauvais temps (à condition que le vent suive la même direction que le train).

Vers la fin du XIXe siècle, le réseau des stations météorologiques s’étend déjà jusqu’en Colombie Britannique et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Dès 1895, une carte météorologique quotidienne est publiée dans les journaux.

Dès 1910, le Service météorologique du Canada établit la première station d’aérologie régulière au monde. Pour étudier les conditions météorologiques des couches atmosphériques supérieures, on utilise alors des cerfs-volants qui s’élèvent jusqu’à 7,900 pieds (dans les années 1920, on se sert de ballons d’hydrogène pour atteindre les hauteurs plus élevées).

Dans les années 1920, l’importance du Service météorologique augmente avec la naissance des compagnies aériennes qui relient de plus en plus de villes. L’agriculture et l’industrie forestière se rendent compte aussi de l’importance des prévisions pour combattre les gelées et les feux de forêts.

Au Québec, c’est l’Université McGill qui ouvre la première station météorologique, en 1862, suivie par l’installation de la deuxième station dans la vieille capitale, en 1870. La troisième station sera ouverte en 1874, à Pointe-au-Père. Ensuite, en 1883, les stations de Cap-Madeleine et de Cap Chat voient le jour. On constate que ces stations étaient établies sur le parcours des navires pour faciliter la navigation. (Notons en passant que, nul doute, le territoire du Québec n’aurait jamais pu être le berceau de la civilisation humaine qui s’est développée dans les régions où le climat est doux, la température belle et agréable).

De nos jours, (et nous citons la mission du SMC) « le Service météorologique du Canada est un service du gouvernement du Canada qui a pour mandat d’améliorer la sécurité publique et d’éclairer la prise de décisions en diffusant des avertissements météorologiques, en prédisant les conditions du temps, l’état des glaces et le régime des vagues, en apportant son soutien aux services gouvernementaux essentiels pour lesquels les conditions météorologiques revêtent une importance cruciale, en observant les conditions atmosphériques et en prédisant l’état du climat, en observant les niveaux d’eau ainsi qu’en effectuant des recherches scientifiques afin d’améliorer les services et donner des conseils stratégiques. »

Aujourd’hui, la réalité s’impose : On ne peut imaginer un voyage à travers le Québec sans consulter les tendances météo pour la durée du voyage Hum… on ne sort même pas de sa maison à Montréal sans jeter un coup d’oeil aux previsions météo, même pour se déplacer d’une banlieue au centre-ville…

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Le site du premier Service météorologique du Canada, à Toronto. Photo : © Megan Jorgensen

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