Histoire du Québec

Bataille de Sainte-Foy

Bataille de Sainte-Foy

Bataille de Sainte-Foy

Après la défaite sur les plaines d’Abraham, M. de Lévis se réfugie à Montréal. Le gouverneur de Vaudreuil se joint à lui pour organiser une nouvelle offensive afin de reconquérir la capitale. Le général est persuadé que le roi n’abandonnera pas la Nouvelle-France et qu'il enverra des secours.

L’armée de de Lévis, tant les soldats réguliers que la milice, sont également convaincus que la situation va changer. Au printemps, Lévis commence à avancer sur la capitale à la tête d’environ sept mille hommes et officiers.

Ils partent le 20 avril, puis les troupes se séparent, une partie descendant le fleuve Saint-Laurent de Montréal à la Pointe-aux-Trembles, une autre avançant par voie de terre. Le 25 avril, les colonnes se réunissent et, le jour suivant, l’avant-garde commandée par M. de Bourlamaque entreprend sa marche vers la Vieille–Lorette. La nuit du 26 avril, M. de Bourlamaque atteint les hauteurs de Sainte-Foy.

Installés dans les maisons de Sainte-Foy et des environs, les Français attendent, séparés des troupes britanniques par une petite forêt. Le matin, une partie des Français traverse la forêt tandis que le reste de l’armée avance le long de la route. Le général anglais Murray, ayant reçu des renseignements sur les mouvements français et craignant d’être encerclé, fait retirer ses troupes du Cap-Rouge. Avant d’entreprendre la retraite, il fait brûler l’église locale (vraisemblablement pour empêcher les Français de s’en servir comme poste d’observation).

Cependant, M. de Lévis poursuit son avance et commence à attaquer l’arrière-garde de Murray près du moulin de Dumont, situé à deux kilomètres des remparts de Québec.

Murray se retire alors dans la forteresse de Québec. Mais, pour ne pas donner le temps aux Français de se rassembler, il sort de la ville de Québec le 28 avril à la tête de la garnison anglaise divisée en deux colonnes.

Les troupes britanniques comptent 3.000 officiers et soldats, ainsi que 20 ou 22 pièces de canons. Ces troupes sont formées par des bataillons réguliers anglais et des Highlanders écossais, commandés par Burton. De plus, on note la présence d'un corps d’infanterie légère dirigé par le major Dalling, ainsi qu'une compagnie de Rangers.

À la vue de l’ennemi, Lévis déploie le centre de ses troupes sur les Plaines d'Abraham.

L’avant-garde française comprend dix compagnies de grenadiers. Une partie de ces troupes occupe une ancienne redoute de Foulon, une autre est placée dans la maison et le moulin Dumont.

Le général Murray fait le premier pas en chassant les Français hors du moulin. Lévis et ses troupes se replient pour rejoindre les renforts.

Mais lors de cet affrontement, M. de Bourlamaque est blessé (il meurt quelques jours plus tard à l’hôpital). Ses troupes s’élancent cependant à l’attaque des Écossais et finissent par reprendre le moulin.

M. de Lévis se lance alors contre la redoute abandonnée quelques minutes plus tôt et la reprend. M.de Saint-Luc de la Corne, "le général des Sauvages", occupe les rives du fleuve.

Les Montréalais, commandés par M. de Repentigny, résistent à l’assaut frontal de l’armée adverse.

Murray constate alors que les Français se préparent à attaquer. Au commandement de Lévis, la brigade du colonel Poulhariès charge les rangs des Anglais et les met en fuite.

Plusieurs pièces d’artillerie, des munitions et une partie des blessés tombent entre les mains des Français, qui ont tué ou blessé plus du tiers de l’armée opposée, soit près de 1200 hommes.

Ce même soir du 28 avril, les Français commencent le siège de Québec. Cependant, le général Murray compte sur l’arrivée de la flotte. Onze jours plus tard, le 9 mai, la frégate britannique Lowestoffe, qui entre dans le port, est acclamée par les assiégés durant une heure entière. Le 15 mai, deux autres vaisseaux, The Vanguard et The Diana, font leur apparition. M. de Lévis décide alors de lever le siège, par crainte d’être encerclé. Il se retire pendant la nuit du 16 mai.

bataille de sainte foy

Bataille de Sainte Foy par George Champion

Voir aussi :

2 Comments

  1. Nicklin, Hugh

    2010/07/28 at 6:12

    Savez vous que Lévis et Poulhariès, tous deux sont venus de la même ville française, Limoux dans le département de l’Aude? Je les mentionne dans l’Annexe IV de mon livre ‘L’Histoire Fascinante de Limoux’ (ISBN 978-2-9536718-1-0). Ce livre existe aussi en version anglaise. Cordialement

  2. Claude Jean

    2010/07/31 at 9:58

    Vidéos commémorant le 250ème anniversaire de la bataille de Ste-Foy 28 avril 1760

    En espérant que cette vidéo saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.

    La chanson est « Auprès de ma blonde », interprétée par André Bauge sur l’album l’inoubliable vol.2, est en fait une marche militaire qui a également été chantée en Nouvelle-France par les soldats du Roy.

    Pour en faire le visionnement consulter les liens et n’hésitez à les diffuser.

    http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8

    http://www.tagtele.com/videos/voir/58099

    Honneur à nos Héros!

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

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