Division du Canada
À partir de 1789, de crainte que la Révolution française n’influence les Canadiens, Londres étudie avec attention le projet de modifier la constitution du Québec.
On affirme parfois que l’influence sur la marche du débat des événements qui se déroulent en France ne sont plus qu’une simple coïncidence, mais nous répondront que dans ce cas, c’est une drôle de coïncidence.
Les législateurs anglais craignent une réaction de sympathie des Canadiens en faveur de la Révolution française qui aurait pu conduire à l’indépendance de la colonie. C’est cette vision qui amène la Grande Bretagne à céder du pouvoir aux habitants de la province de Québec.
Certains historiens insistent quand même que les démarches sont enclenchées bien avant la prise de la Bastille. Pour eux, l’Acte constitutionnel de 1791 n’a pas de rapports avec ce qui se déroule dans l’ancienne mère patrie de la plus grande partie des habitants du Canada.
Le premier ministre anglais M. William Pitt appuie énergiquement le projet de le modification de la constitution de la colonie et ses intentions sont claires : amener la fusion en douce des deux groupes ethniques principaux.
Il déclare lors du d’une réunion de la Chambre des communes à Londres que « les sujets français se convaincront ainsi que le gouvernement britannique n’a aucune intention de leur imposer les lois anglaises. Et alors ils considéreront d’un esprit plus libre l’opération et les effets des leurs. Ainsi, avec le temps, ils adopteront peut-être les nôtres avec conviction. Cela arrivera beaucoup plus probablement que si le gouvernement entreprenait soudain de soumettre tous les habitants du Canada à la constitution et aux lois de ce pays.
Alors, l’Acte constitutionnel reçoit la sanction royale le 10 juin 1791. La province de Québec est divisée en deux parties. C’est la naissance de Haut - Canada et de Bas – Canada.
Deux mois plus tard, la frontière entre les deux est fixée à l’extrémité ouest de la seigneurie de Vaudreuil.
Mais quelles étaient des changement politiques selon l’Acte Constitutionnel ? Voici la réponse : notre note Hourra à la révolution anglaise.

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