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Lacoste-Frémont, Thaïs

Lacoste-Frémont, Thaïs

Thaïs Lacoste-Frémont

Thaïs Lacoste naît à Montréal le 18 octobre 1886. Fille de l’honorable Sir Alexandre Lacoste, juge en chef de la cour d’appel de la province de Québec, et de Marie-Louise Globensky, elle étudie au couvent d’Hochelaga de Montréal et se distingue en obtenant la médaille de succès du gouverneur général du Canada.

En 1910, elle épouse l’avocat au Barreau de Québec Charles Frémont, surintendant général de la chasse et de la pêche et conseiller du roi, et elle devient, selon sa bru Gabrielle Frémont, «l’un des grands esprits féministes du Québec d’alors», une véritable «théoricienne» féministe.

Thaïs, une suffragette active, est une figure marquante de la lutte pour l’obtention du droit de vote des femmes au Québec et ce, au côté de sa sœur Marie Lacoste-Gérin-Lajoie et des militantes suffragettes telles que Thérèse Casgrain, Idola St-Jean et Florence Fernet-Martel.

Croyant fermement que l’éducation rend libre, elle s’implique comme chroniqueuse en rédigeant des centaines d’articles publiés dans différents journaux afin de promouvoir l’éducation civique et sociale des femmes. Elle s’affirme comme une conférencière, comptant à son actif plus d’un millier de discours.

En 1926, Thaïs Lacoste-Frémont fonde l’Association des femmes conservatrices de la cité et du district de Québec, dont elle devint la présidente. En 1927, elle est déléguée à la convention nationale du Parti conservateur, tenue à Winnipeg, et est nommée au Conseil national du parti pour représenter les femmes du Québec.

Au cours des années 1930, Mme Lacoste-Frémont fonde un bureau d’emploi pour les femmes de Québec, afin de pallier aux effets de la crise économique.

Elle organise aussi la section féminine du Parti conservateur du Québec, dont elle est la première présidente. Elle est choisie par le gouvernement canadien, en 1932, première déléguée canadienne à la Société des Nations, à Genève. En 1933, elle siège en tant que première Canadienne française à la 5e conférence biennale de l’Institut des relations du Pacifique, à Banff. Ses fonctions de diplomate ne l’éloignèrent jamais de ses préoccupations relatives à la condition féminine et en 1947, Thaïs Lacoste-Frémont dirige une commission d’étude sur le statut légal de la femme mariée.

Les nombreuses activités politiques de Thaïs Lacoste-Frémont font qu'elle préside plusieurs comités et associations. Par exemple, dans les années 1930 elle est vice-présidente du Canadian Federation of Catholic Convent Alumnæ; du National Executive of the League of Nations Society in Canada; du Comité aviseur régional (Québec), du Canadian Welfare Council et présidente de la Section féminine à Québec du Comité de la survivance française en Amérique.

C’est elle qui fonde à Québec la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, affiliée à celle de Montréal.

Dans les années 1940 et 1950, elle est présidente provinciale du Québec français, ainsi que représentante au Comité national de l’Association canadienne des consommateurs.

En 1961, Thaïs Lacoste-Frémont est élue membre d’honneur de la Société des femmes universitaires de Montréal et du comité d’honneur (section Montréal) des femmes chefs d’entreprises mondiales.

À la suite du décès de son mari en 1957, elle retourne vivre à Montréal où elle décède, le 6 avril 1963.

thais lacoste

Thaïs Lacoste-Frémont. Photo de l'époque, source Musée de la Civilisation

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