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Monet-Chartrand, Simonne

Monet-Chartrand, Simonne

Simonne Monet-Chartrand

Simonne Monet-Chartrand naît à Montréal, le 4 novembre 1919 à Montréal. Son père Amédée Monet est un avocat, juge et homme politique. Sa mère, née le 14 février 1892, était une femme bien éduquée. Simonne fait ses études classiques au pensionnat Marie-Rose, propriété des sœurs du Saint Nom de Jésus.

Pendant sa jeunesse, elle est membre active de la Jeunesse étudiante chrétienne, où elle dirige les conseils d'administration de ce mouvement au niveau provincial.

En 1939, Simonne entre à l’Université de Montréal pour étudier les lettres. Elle suit les cours de de l’abbé Lionel Groulx et de l’historien Guy Frégault. C’est à l’UdeM qu’elle embrasse la cause du féminisme et lutte pour le droit de vote des femmes.

En 1942, elle épouse le syndicaliste Michel Chartrand et c’est l'abbé Groulx qui bénit leur mariage à la chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Lors de la crise de la conscription, elle adhère au Bloc populaire canadien et défende les positions socialistes, même si Simonne soit très religieuse, tirant son inspiration du Corps mystique du Christ, lequel est pour elle le symbole de la perfection communautaire.

Pendant les années 1950, Simonne Monet-Chartrand  devient une militante syndicale. C’est à elle que revient l’honneur de l’autorisation aux femmes de participer aux négociations syndicales au Québec.

Elle est une des fondatrices de la Voix des femmes en 1960 et de la fédération des femmes du Québec en 1966, ainsi que du syndicat de l’enseignement de Champlain. Elle est impliquée dans le parti Rhinocéros.

Mère de cinq enfants, Simonne collabore à plusieurs revues, dont La Vie en Rose, les Têtes de pioche et Châtelaine. C’est elle qui conçoit le Train de la paix, une marche des femmes qui présente les revendications des femmes au Parlement fédéral en 1962. Lors de l’EXPO 67, elle tient une conférence internationale à Montréal. Elle est l’une des auteurs du rapport de la commission d'enquête sur la condition féminine en 1968.

Elle est impressionnée par la féministe Gro Harlem Brundtland, qui fut la première femme à diriger la Norvège. Elle voyage à Bagdad et  à Moscou comme représente la ligue des droits de la personne du Québec et où elle donne des conférences.
Pacifiste, elle s'oppose à toutes les guerres et elle ne croit pas la guerre juste.

En 1978, Mme Monet-Chartrand retourne aux études à l'Université Concordia. En 1981, elle publie son autobiographie intitulée Ma vie comme rivière. Elle se joint au regroupement Artistes pour la paix. En 1988 parait son second ouvrage, intitulé L'Espoir et le défi de la paix. Elle publie l’Histoire des femmes du Québec en 1990.

Atteinte de cancer généralisé, Simonne Monet-Chartrand est décédée le 18 janvier 1993. Son dernier souhait est l'égalité conjugale et sociale dans la maternité. Ses funérailles se tiennent à la cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil.
Le fonds d'archives de Simonne Monet est conservé au Centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Les cinéastes Alain Chartrand et Diane Cailhier ont réalisé un film en 1996 sur la vie de Simonne Monet-Chartrand intitulé Ma vie comme rivière. Les mêmes auteurs ont tourné une télésérie en 2000 appelée Chartrand et Simonne avec les comédiens Luc Picard et Geneviève Rioux.

simonne monet chartrande

Photographie de Simonne Monet-Chartrand (d'auteur inconnu)

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