Gens du pays

Steinberg, Samuel

Steinberg, Samuel

Samuel Steinberg

Samuel Steinberg est né en Hongrie (date exacte inconnue). En 1909, sa famille immigre au Canada et s’installe à Montréal, où, en 1913, ses parents ouvrent une épicerie sur le boulevard Saint-Laurent. Le jeune Samuel a alors 4 ans.  Sam et ses quatre frères y travaillent tous les jours et au fil des ans, la petite épicerie deviendra la plus importante chaîne de supermarchés au Canada.

En 1934, Samuel Steinberg ouvre le premier magasin libre-service de Montréal et du Québec. En 1939, il ouvre une succursale à Arvida, dans la région du Saguenay.

Il réussit à transformer l’épicerie, fondée par sa mère, en l’une des plus importantes chaînes d’épicerie au Québec. Il transforme plutôt le marché du détail de l’alimentation au Québec, par le biais de politiques de vente, de mécanisation et de bilinguisme pour l’ensemble du personnel.

À la fin des années 1950, ses magasins sont une force dominante au Québec et en 1959, ils prennent de l’expansion vers l’Ontario, en achetant les 38 magasins de Grand Union Ltd., une chaîne de supermarchés alimentaires de cette province.

À son apogée, l’entreprise des supermarchés Steinberg, opérait à la fois une chaîne d’épiceries, une chaîne de magasins à rayons et un parc immobilier (marché immobilier Ivanhoe Investments). Steinberg a également possédé et géré une chaîne de grands magasins à rabais, nommée Miracle Mart (rebaptisée Magasins M, en 1985).

Pendant plusieurs décennies, Steinberg était la plus grande chaîne d’épiceries au Québec. On trouvait ses magasins dans presque tous les quartiers de l’île de Montréal et dans tous les centres commerciaux.

Samuel Steinberg est l’un des premiers employeurs québécois à réclamer le bilinguisme de tous ses employés, ce qui a contribué à la suprématie de l’entreprise.

Au milieu du XXe siècle, sa compagnie devient si populaire, que l’expression «Faire son Steinberg» est devenue synonyme de «faire ses courses» ou «aller magasine », peu importe dans quelle chaîne d’épiceries.

En 1977, Samuel Steinberg est nommé officier de l’Ordre du Canada. Il est également élu du Panthéon des hommes d’affaires canadiens (Canadian Business Hall of Fame).

Grands bienfaiteurs, M. Steinberg et son épouse encouragent de nombreuses causes philanthropiques dont le pavillon du judaïsme à l’Expo 67, la Fondation Helen et Sam Steinberg de l’Hôpital gériatrique de jour, et le Prix Sam Steinberg pour jeune entrepreneur de l’année, décerné par la Chambre de commerce juive de Montréal. Pendant longtemps, il a été président du conseil de l’Hôpital général juif. Il a également servi comme président du conseil des gouverneurs de la Chambre de commerce Canada-Israël, membre du conseil canadien et comme directeur national du Canadian Council of Christians and Jews.

Samuel Steinberg décède à Montréal, le 24 mai 1978.

À son décès, la Société Steinberg est la plus importante chaîne de supermarchés au Québec. Elle fait des recettes brutes de plus de un milliard de dollars par an grâce à ses magasins Steinberg et Miracle Mart, ainsi qu’à d’autres entreprises, telles Petrofina, d’Ivanhoe et de Pharmaprix.

En 1992, treize ans après la mort du grand homme d’affaires québécois, son empire fait faillite et est vendu à d’autres géants de l’alimentation: Provigo et Métro-Richelieu. En mai 1992, le nom Steinberg, ainsi que ses magasins dérivés, comme Miracle Mart, disparaissent. Ses magasins sont rachetés et convertis par ses concurrents. Son parc immobilier est acheté par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

sam steinberg

Samuel Steinberg vers 1940. Cette photographie fait partie du domaine public

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