Gens du pays

Cadron-Jetté, Rosalie

Cadron-Jetté, Rosalie

Rosalie Cadron-Jetté

Rosalie Cadron est née à Lavaltrie le 27 janvier 1794, dans une famille de cultivateurs. N’étant jamais allée à l’école, elle ne sait pas écrire. À l’âge de 17 ans, Rosalie épouse M. Jean-Marie Jetté qui est son aîné de 16 ans. Le couple s’installe dans la maison des parents de Rosalie, toujours à Lavaltrie, où naissent leurs six premiers enfants.

On parle de Rosalie comme d’une femme patiente, avide de connaissances et désireuse de donner une bonne instruction à ses enfants. Rosalie Cadron est aussi connue pour sa générosité. Citons sa fille Léocadie: «Les pauvres étaient ses amis les plus intimes; combien de fois elle s’est dépouillée de ses vêtements pour en vêtir les pauvres; les soins qu’elle donnait aux malades étaient des plus tendres.»

Rosalie et Jean-Marie ont vécu quinze années à Lavaltrie. En 1822, le couple vend sa maison et s’installe à Verchères. C’est à Verchères que naît le septième enfant de Rosalie, mais il ne survivra pas.

En mars 1824, Rosalie et son époux déménagent à Saint-Hyacinthe. Néanmoins, en octobre 1826, la famille découvre avec horreur que la ferme achetée avait été hypothéquée par l’ancien propriétaire.

Réduite alors à une extrême pauvreté, la famille décide de s’établir à Montréal où habite Paul, le frère de Jean-Marie.

La vie semble reprendre son cours, mais trois enfants de Rosalie, nés à Montréal, meurent en bas âge. En 1832, Jean-Marie décède à son tour, victime d’une épidémie de choléra.

À l’âge de 38 ans, Rosalie est donc veuve. Elle décide de se consacrer aux œuvres de charité. Elle accomplit quelques pèlerinages au mont Saint-Hilaire, puis elle se lie d’amitié avec l’abbé Ignace Bourget, curé de l’église Saint-Jacques, qui devient son confesseur et son guide spirituel.

Devenu évêque, Mgr Bourget fait appel à Rosalie pour placer des orphelins, soigner des malades, rétablir la concorde dans des familles divisées ou trouver un refuge pour des filles-mères.

Cependant, dans ses tentatives pour trouver des familles d’accueil, Rosalie se heurte à de nombreux obstacles et préjugés. À l’époque, on considérait comme un déshonneur de donner asile à de «semblables personnes ». Alors, en 1845, Rosalie, avec le soutien de quelques collaboratrices, fonde l’hospice Sainte-Pélagie, sur la rue Saint-Simon, à Montréal (ensuite, l’hospice déménager sur la Wolfe).

Le 16 janvier 1848, Mgr Bourget érige canoniquement la communauté des Sœurs de Miséricorde. Cette communauté se voue au secours des mères célibataires et c’est la première institution de ce genre au Canada. Puis, Rosalie Cadron Jetté, devient Mère de la Nativité et des centaines de jeunes femmes en difficulté lui doivent littéralement la vie.

Rosalie, Mère de la Nativité, a dû surmonter des difficultés de toutes sortes, mais elle a pu mener à bien sa noble tâche.

Rosalie Cadron Jetté décède le 5 avril 1864, à Montréal. Aujourd’hui, son œuvre existe toujours, une maison à Lavatrie et un Musée des Sœurs de Miséricorde à Montréal lui sont dédiés.

rosalie cadron-jetté

Portrait de Rosalie Cadron-Jetté par Marie Perras. Circa 1860

Pour en apprendre plus :

2 Comments

  1. Sylvie Bessette

    2011/01/25 at 2:48

    Bonjour,

    Le nom de la communauté fondée par Rosalie est « Soeurs de Miséricorde » et non Soeurs de la Miséricorde. IL faudra corriger.

    Aussi, pour être exact, l’Hospice de Sainte-Pélagie a été fondé sur la rue Saint-Simon, pour ensuite déménager sur la Wolfe.

    Bonne journée !

    Sylvie Bessette

  2. admin

    2011/01/25 at 10:46

    Bonjour Madame Bessette, je viens de corriger le texte. Merci.

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