Gens du pays

Blain, Raymond

Blain, Raymond

Raymond Blain

Raymond Blain nait en 1951, à Montréal.

Licencié en droit de l’Université de Montréal et communicateur scientifique, il est élu à deux reprises conseiller municipal du district Saint-Jacques, sous la bannière du Rassemblement des citoyens et des citoyennes de Montréal (RCM), aux élections de 1986 et de 1990. Il est la première personne ayant révélé son homosexualité à avoir gagné les suffrages de l’électorat au Canada.

Dans sa carrière, il a œuvré au respect des droits de certaines minorités : les homosexuels, les non-fumeurs et les cyclistes. Mais surtout, il s’est investi sans compter pour améliorer la qualité de vie de l’ensemble des citoyens de son district.

Par son implication en faveur de la communauté homosexuelle, il contribua à instaurer un climat de confiance et de tolérance, non seulement dans son milieu mais dans l’administration municipale. Parmi ses réalisations, il faut mentionner l’implantation de la ligne Info-Drogue, l’adoption d’un programme de lutte anti-Sida et la création de maisons d’accueil pour les victimes de cette maladie. Le parc de l’Espoir, dédié à la lutte au SIDA, a été l’une de ses batailles et est d’ailleurs situé à proximité du parc qui porte son nom (à l’angle des rues Panet et Sainte-Catherine).

Raymond Blain a aussi contribué à la création du Centre communautaire des gais et lesbiennes.

Contre la prostitution et la drogue, Raymond Blain s’est investi dès les premières années de son mandat dans une vaste campagne qui réunissait des résidants, des policiers, des élus et des procureurs de la Cour municipale. C’était à la suite de descentes policières dans les secteurs adjacents, qui avaient déplacé le marché de la prostitution dans le Centre-Sud. Plusieurs assemblées publiques et manifestations ont eu lieu.

En 1987, Raymond Blain a été nommé président d’un comité de travail sur la protection des non-fumeurs. Après deux ans de travaux, il rendait public son rapport qui proposait une réglementation interdisant de fumer dans les lieux publics et obligeant les restaurateurs de plus de 25 places à aménager des sections pour non fumeurs.

Il a assisté aux séances du conseil municipal jusque quelques mois avant sa mort, le 6 mai 1992, des suites du SIDA.

parc raymond blain

Parc Raymond-Blain sur la rue Panet, entre les rues Lafontaine et Logan, en plein cœur du Village gai de Montréal. Photo : © GrandQuebec

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>