Gens du pays

Gaspé, Philippe Aubert de

Gaspé, Philippe Aubert de

Philippe Aubert de Gaspé fils

Né à Québec le 8 avril 1814, Philippe-Ignace-François-Aubert de Gaspé passe deux ans au Collège de Nicolet. Le garçon y laisse le souvenir d’un élève brillant. Ensuite, il devient correspondent parlementaire au Canadien.

À la suite d’une querelle avec un député de la Chambre du Bas-Canada, il est condamné à un mois de prison, mais en février 1936, il se venge de l’Assemblée législative en jetant une bouteille contenant un liquide puant dans la salle où siègent les députés. L’outrage au Parlement entraîne un autre mandat d’arrestation et pour y échapper, Philippe Aubert se réfugie au manoir de son père, à Saint-Jean-Port-Joli (son père, l’écrivain Aubert de Gaspé y vit depuis 1822, à la suite de malversation dans ses fonctions de shérif du district de Québec).

C’est au manoir de son père que Philippe Aubert de Gaspé fils rédige le premier roman de la littérature canadienne-française qu’il intitule L’Influence d’un livre. Son père probablement collabore à l’œuvre.

Il s’agit du premier roman de mœurs canadien, mais c’est à la fois un roman de mœurs, un roman historique un roman gothique de tradition anglaise. La dernière tendance s’incarne dans les deux personnages principaux. Le premier est Charles Amand, alchimiste adhérant à la pensée magique qui cherche à produire de l’or à l’aide d’un livre de magie. L’autre personnage est Saint-Cérant, rationaliste et étudiant en médecine qui se sert des livres à bon escient.

Le premier roman canadien-français paraît en septembre 1837, deux mois avant l’insurrection des Patriotes. Alors, le roman est reçu dans l’indifférence d’abord, puis il est attaqué par deux critiques de renom – Hyacinthe Leblanc de Marconnay et André-Romuald Cherrier (connu sous le pseudonyme de Pierre-André).

Déçu, Aubert de Gaspé fils part à Halifax. Il devient correspondant à l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse. Il décède le 7 mars 1841, à l’âge de 27 ans, à Halifax.

Après son décès, le roman connaît une certaine popularité grâce à l’abbé Henry-Raymond Casgrain qui le réédite en 1864 sous un nouveau titre, Le Chercheur de trésors. Il y censure de nombreux paysages.

philippe de gaspe fils

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