Gens du pays

Buissonneau, Paul

Buissonneau, Paul

Paul Buissonneau

À Montréal, depuis 1952, il existe un théâtre ambulant connu sous le nom de «La Roulotte», créé par Paul Buissonneau, un artiste qui a marqué l’histoire du théâtre et du spectacle au Québec.

Il est né à Paris le 24 décembre 1926 et il commence à travailler en atelier dès 14 ans pour nourrir ses frères et sa sœur.

Il s’intéresse au théâtre et, en 1946, il devient membre des Compagnons de la chanson, une célèbre troupe française avec laquelle il passe 4 ans.

Il arrive au Québec en 1950, où il commence à travailler comme vendeur de disques et de pianos.

En 1952, Claude Robillard propose à Buissonneau, qui travaille alors chez Archambault, de s’occuper de «la Roulotte», une simple scène mobile qui permet aux enfants de monter sur les planches. Par la suite, Paul Buissonneau s’inspire de la commedia dell’arte et crée un grand théâtre ambulant: «La Roulotte», qu’il conduira pendant plus de trente ans, présentant des dizaines de spectacles chaque été.

Paul Buissonneau

En 1956 naît Picolo, personnage d’une émission hebdomadaire de la série La Boîte à Surprises. Paul Buissonneau écrit les textes de picolo et assure la mise en scène. La même année, il participe au Festival national d’art dramatique avec sa production Orion le tueur qui remporte deux prix.

En 1957, sa pièce La Tour Eiffel qui tue gagne le premier prix au Québec et au Canada.

En 1965, à l’instigation de son ami Yvon Deschamps, il fonde le Théâtre de Quat’Sous avec Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Jean-Louis Millette.

Parmi les mises en scènes les plus intéressantes, on remarque Faut jeter la vieille de Dario Fo au Théâtre du Nouveau Monde en 1969 (avec Jean-Louis Roux); La crique de Gui Foissy, production du Théâtre de Quat’Sous de 1978 ; L’oiseau Vert de Gozzi, au Théâtre du Nouveau Monde ; Les Chaises de Ionesco, mise en scène au Théâtre du Rideau Vert en 2000.

En 1976, il reçoit pour ses réalisations le Prix Victor-Morin.

Buissonneau quitte le Théâtre de Quat’Sous en 1989, à l’âge de 63 ans, mais il continue à travailler. En 1998, sa mise en scène du Barbier de Séville est récompensée par un Emmy Award à New York. La même année, il reçoit le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène.

En 2001, Paul Buissonneau est choisi comme lauréat du prix Denise-Pelletier.

Paul Buissonneau est un des hommes qui a le plus influencé la scène artistique au Québec grâce à son talent.

Photo: Paul Buissonneau (à gauche), l'acteur et scénariste Jean-Louis Millette et La Roulotte (au milieu des années 1950)

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7 Comments

  1. Jeanne P.

    2011/06/28 at 11:43

    Est-ce que vous savez où est la roulotte de Paul Buissonneau? Ce dernier l’a donné à la ville de St-Gabriel et vous pouvez voir le tout dans l’émission « La petite séduction » de cette ville. On l’a repeinte, elle est très belle et continuera à servir aux artistes. Elle est sise près de la plage à St-Gabriel.

  2. Marie

    2011/08/11 at 2:56

    Bonjour je voudrais savoir si Paul Buissonneau est décédé je n,ai pas de souvenir de son décès je l,adore mais je ne le vois plus nul part merci de me renseiger Marie

  3. admin

    2011/08/11 at 3:01

    Mais oui, Madame. Le maître est et on espère sera chez nous pendant de longues années encore.

  4. Daniel

    2011/10/14 at 3:32

    Actuellement Paul Buissonneau est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu au 5ème étage du pavillon Le Royer.
    Normalement ce sont les soins de dernières extrémités. À suivre…

  5. Hugues St-Pierre

    2012/02/17 at 4:59

    Je suis inquiet pour la santé de Paul Buissonneau et je voudrais en savoir davantage.

    On m’a dit que Paul Buissonneau avait un site web où l’on pouvait écrire à son agent. Est-ce exact? Si oui, pouvez-nous donner l’adresse web?

  6. François Martel

    2012/12/12 at 6:15

    Salut! Je ne sais trop si ce petit courriel se perdra dans une multitude d’autres. J’avais juste envie de vous dire, monsieur Buissonneau que des gens de votre nature ne meurent jamais vraiment tout à fait, c’est la seule immortalité en laquelle je crois. Des gens comme vous, il en est peu, hélas, des êtres toujours prêts à embraser le quotidien des petites vies pour en faire un feu roulant de passions toujours inassouvies, un peu folles mais essentielles.
    Jamais, vous n’avez hésité à embarquer dans l’imaginaire des autres, vous y donnant corps et âme, avec conviction
    et authenticité, en y faisant éclater comme un feu d’artifice
    votre colère ou votre rire, frère et soeur en quelque sorte.
    Comme ils se font rares les hommes aussi généreux et aussi vrais! J’avais surtout envie simplement aujourd’hui de vous saluer bien bas et vous dire merci.
    François Martel

  7. Aubert

    2013/01/17 at 2:32

    Je me revois à quatre ans, ouvrant mon petit phono portatif (vous savez, ceux qui ressemblaient à une petite valise avec, dans le couvercle, un haut-parleur), et y plaçant amoureusement mon seul disque. La pochette était rouge avec le dessin d’un clown en blanc et bleu: Picolo.
    Près de cinquante ans plus tard je peux encore chanter la plus grande partie de la majorité des chansons de ce disque: Rouli roulant, Dans le fond du St-Laurent, Les abeilles et l’ours, les Parapluies, les chevaux de bois, Le cheval du laitier, je suis un âne (celle-là, je me souviens de l’avoir chantée dans le sous-sol de l’église de mon enfance), Charlot…
    Je fais moi-même de la chanson pour enfants et certaines sont directement inspirées de ce disque-là.
    Ces chansons font partie intégrante de ma vie, je me les chante très souvent, et je n’aurais probablement pas écrit de chansons sans elles.
    Alors, merci Paul-Picolo, où que tu sois.

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