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Crémazie, Octave

Crémazie, Octave

Octave Crémazie

Le tragique destin d’Octave Crémazie

Voici ce que dit la plaque apposée sur le monument à Octave Crémazie : «Pour mon drapeau je viens ici mourir. Érigé, par ses compatriotes du Canada et des États-Unis. Inauguré le 24 juin 1906.»

Il vit le jour à Québec le 16 avril 1827 et fut baptisé sous les prénoms de Claude–Joseph-Olivier. Beaucoup plus tard, c’est en souvenir de Mgr Plessis qu’il choisit le prénom d’Octave.

Il fait ses études secondaires au séminaire de Québec, puis, en 1844, il ouvre une librairie ecclésiastique avec son frère Joseph Crémazie. Plus entreprenant que son frère aîné, Crémazie développe ce commerce qui devient l’un des hauts lieux de la culture dans la ville de Québec et qui devient le lieu de rencontre d’une élite passionnée de littérature.

L’arrière-boutique de la librairie J. & O. Crémazie devient le lieu de rencontre d’une élite passionnée de littérature et Octave Crémazie acquiert alors sa réputation d’intellectuel.

En 1847, à l’âge de 20 ans, il figure parmi les fondateurs de l’Institut canadien de Québec.

En 1854, Crémazie publie dans le Journal de Québec son premier poème La Guerre d’Orient. L’année suivante paraît Sur les ruines de Sébastopol. Ses poèmes assurent sa renommée comme homme de lettres.

Jusqu’en 1862, il écrivit 25 poèmes dont Le Chant du vieux soldat canadien et Le Drapeau de Carillon qui le consacre « poète national ».

Octave Crémazie exprimait en vers les sentiments religieux et patriotiques des Canadiens français, et les poèmes qu’il écrit assurent sa renommée. Dans une lettre adressée à l’abbé Casgrain le 29 janvier 1867, Crémazie dit de l’école romantique qu’elle « a fait éprouver à son âme les jouissances les plus douces et les plus pures » (Oeuvres complètes d’Octave Crémazie, Montréal, Beauchemin/Valoi, 1882, p.45).

Les personnages les plus célèbres de l’époque se réunissent régulièrement dans sa librairie J. & O.Crémazie. On retrouve ainsi F.X. Garneau, Etienne Parent, l’abbé Ferland Chauveau, Taché, Fréchette et Gérin-Lajoie.

En 1862, la mauvaise administration de ses affaires mène à la faillite de la librairie, ce qui l’oblige à quitter le pays et Crémazie vécut le reste de ses jours en France, sous le nom d’emprunt de Jules Fontaine.

Crémazie meurt au Havre le 16 janvier 1879.

monument crémazie

Monument à Crémazie au parc du Carré Saint-Louis. Proclamé « bard national », Octave Crémazie se rendit populaire par ses vers patriotiques évoquant la Nouvelle-France et les malheurs de la Conquête : « Le Vieux soldat canadien » (1855) et « Le Drapeau de Carillon » (1858). Photo : © GrandQuebec.com

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3 Comments

  1. salmo elmo

    2011/06/14 at 12:23

    j’adore cet homme si il etait de mon temps je l’aurais baiser telement fort que ses os se broireais sur mon penis juteux,dodue et poilue

  2. bolom boby

    2011/06/14 at 12:34

    Je l’adore! sa personnalité et… sa face…

  3. elle fortier

    2014/02/05 at 10:45

    On peut voir que vous portez une attention toute particuliere aux messages laissés ici par les lecteurs!?Avez-vous mis autant d’efforts dans vos biographies?

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