Louis-Joseph Papineau 

Louis-Joseph Papineau est né à Montréal le 7 octobre 1786, dans la famille de Joseph Papineau, député libéral de l’Assemblée Législative du Bas-Canada.

Louis-Joseph fait ses études au Petit Séminaire de Québec. Ensuite, en 1803, il devient avocat et exerce le droit. En 1808, il est élu à l’Assemblée Législative comme député de Kent (actuellement, Chambly). Vers 1815, il devient chef du Parti Canadien, créé au début du XIXe siècle (en 1826, ce partie change de nom pour devenir Le Parti Patriote).

En 1825, Papineau est élu président de l’Assemblée.

Au fil des ans, Papineau se transforme en dirigeant politique, il exprime son mécontentement concernant l’administration incompétente et la discrimination envers les gens d’expression française. Il milite en faveur de l’autonomie des institutions politiques du Bas-Canada et contre la domination de la Grande-Bretagne.

En 1823, Papineau s’oppose au projet d’union des deux Canada (le Bas-Canada et le Haut-Canada), conçu par les autorités en 1822. Le projet est rejeté et cette victoire encourage Papineau à poursuivre son combat contre l’administration du pays.

En 1834, Papineau obtient une écrasante victoire électorale et il redouble d’efforts pour paralyser le système politique existant en intensifiant la politique de boycottage et d’obstructionnisme dans le but d’obliger le gouvernement britannique à entreprendre des réformes en faveur des Canadiens français.

Sur le plan économique, Louis-Joseph Papineau est conservateur et hostile aux innovations. En matière de religion, il est anticlérical. Mais il craint que l’affaiblissement de l’Église catholique ne fasse le jeu des protestants anglophones, alors il appuie l’Église.

Les demandes du parti Patriote, dirigé par Papineau, sont formulées dans les «Quatre-vingt-douze résolutions». La Grande-Bretagne rejette ces demandes en 1837 et la crise sociale et économique s’enflamme.

À ce moment, Louis-Joseph Papineau commence à perdre la maîtrise des événements qu’il a contribué à déclencher. Il ne veut pas d’insurrection armée et il soutient une résistance constitutionnelle. Après la défaite des Patriotes à Saint-Charles, il s’enfuit aux États-Unis. En 1839, Papineau s’embarque pour la France.

Papineau a toujours déclaré qu’il n’avait aucunement participé à l’insurrection. Pourtant, il existe des papiers démontrant qu’il a agi en tant que commandant en chef des forces patriotes pendant un temps.

Certains de ses compagnons politiques l’accusèrent de lâcheté, mais il faut admettre que Papineau a toujours défendu avec vigueur son opposition à la rébellion armée. Ces accusations révèlent plutôt les dissensions entre les ailes modérées et insurrectionnistes du mouvement.

Papineau est amnistié en 1844 et rentre d’exil en 1845. Il s’établit à Montebello, où il profite des  concessions de forêts qu’il possède, et fait ériger le grand manoir seigneurial de Montebello.

En 1848, Papineau revient à la politique. Il lutte contre le premier ministre Louis Lafontaine et s’oppose avec véhémence à l’Acte d’Union, préconisant l’annexion aux États-Unis.

Il forme le Parti Rouge avec de jeunes nationalistes, mais il quitte la politique en 1854 et s’installe à Montebello, où il décèdera le 25 septembre 1871.

Louis-Joseph Papineau était une personnalité complexe et contradictoire. Il est néanmoins considéré par certains comme le premier véritable chef politique du peuple Canadien français.

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