René Lévesque

C’est une simple biographie. En réalité, c’est rien. Pour connaître la vie, l’œuvre, la signification de René Lévesque, cet article n’est pas suffisant, même si notre site rend hommage à ce grand homme.

René Lévesque, l’un des plus grands Québécois de tous les temps, l’un des auteurs du Québec moderne, le vingtième premier - ministre du Québec, est né à l’hôpital de Campbelton, au Nouveau-Brunswick, le 24 août 1922 (on peut parfois voir la mention de la ville de New Carlisle dans le compté de Bonaventure comme étant le lieu de sa naissance, mais faute d’un hôpital à New Carlisle, sa mère Mme Diane Dionne-Pineault fut transportée à Campbelton par son père Maître Dominique Lévesque).
Il entame ses études à l’école primaire de Gaspé et les continue au collège Saint-Charles-Garnier à Québec, puis il entreprend des études de droit à l’université Laval à Québec. Simultanément, il débute à la radio comme annonceur et rédacteur de nouvelles à New Carlisle, mais il interrompt ses études universitaires et son travail à cause de la guerre.

Agent de liaison et correspondant de guerre pour les forces armées américaines en 1944 et 1945, il participe à la campagne de l’Europe.

rené lévesque

Après la guerre, René Lévesque travaille au service international de Radio-Canada de 1946 à 1951, puis, en 1952, il devient correspondant de guerre en Corée.

Cette même année il commence à travailler comme chef de service des reportages de la radio et de la télévision, poste qu’il occupe jusqu’en 1956. Des 1956 à 1959 René Lévesque est animateur de l’émission de la série «Point de Mire», à la télévision de Radio-Canada. Grâce à son rôle, il devient un des hommes les plus influents au Québec.
En 1959 il adhère au Parti Libéral du Québec. Il est alors élu député libéral à l’Assemblée législative du Québec (aujourd’hui, l’Assemblée nationale du Québec) du compté de Montréal-Laurier en 1960 et 1962, il est réélu en 1966.

Il fait partie du gouvernement Lesage à titre du Ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics dans le cabinet Lesage (1960 – 1961), puis à titre du Ministre des Richesses naturelles (1961 – 1966) et ministre de la Famille et du Bien-être social (1965-1966). Il est considéré comme l’un des ministres les plus populaires. C’est d’ailleurs René Lévesque qui convainc le gouvernement de nationaliser les compagnies d’électricité.

Il quitte le Parti Libéral en octobre 1967 et siège comme député indépendant. Un mois plus tard, Lévesque fonde le Mouvement souveraineté-association (MSA) qui devient le Parti québécois en octobre 1968, dont il devint président. Candidat du Parti québécois, Lévesque est battu dans Laurier en 1970 et dans Dorion en 1973, avant de remporter les élections du 15 novembre 1976. Cette année, il est élu député du Parti québécois dans Taillon et réélu en 1981. Son parti a gagné en promettant de tenir un référendum sur la souveraineté-association. Le PQ obtient une majorité de 71 sièges.

René Lévesque est nommé premier ministre du Québec et président du Conseil exécutif le 25 novembre 1976, poste qu’il occupe jusqu’au 3 octobre 1985.

Au cours de son premier mandat, le gouvernement adopte des mesures progressistes concernant l’assurance-automobile, les terres agricoles, l’abolition des caisses électorales secrètes et autres.Une des mesures les plus importantes du gouvernement Lévesque est l’instauration de la Loi 101, celle qui accorde au français le statut de langue officielle du Québec.

En 1980, son gouvernement demande par référendum à la population le mandat de négocier la souveraineté-association avec le reste du Canada: le 20 mai, la proposition du gouvernement est rejetée à 59 %.

Par contre, le PQ est réélu en 1981. En 1982 et en 1983, le gouvernement Lévesque se heurte à une opposition considérable en tentant de réduire les dépenses publiques pour résoudre ses sérieux problèmes financiers.

En novembre 1984, une grave crise ébranle le gouvernement quand Lévesque annonce son intention de ne pas faire de l’indépendance du Québec l’enjeu des prochaines élections, tout en maintenant la souveraineté-association comme raison d’être du PQ, mais son leadership est confirmé lors d’un congrès spécial tenu en janvier 1985.

La même année René Lévesque démissionne à la fin de son deuxième mandat, mais il continue à travailler comme journaliste et il redevient animateur à la radio. Il est décédé à Montréal, le 1er novembre 1987 à l’âge de 65 ans.

Après son décès, René Lévesque a suscité un concert d’éloges et a reçu un hommage quasi universel de ses compatriotes. Tout le monde reconnaît sa sincérité, son intégrité, sa modestie, son engagement et sa passion. Lévesque s’identifiait au peuple sans tomber dans le populisme. Pendant les 25 ans de sa carrière politique, il a connu des succès retentissants mais aussi des échecs.

Il y a peu d’hommes qui ont exercé une influence aussi profonde sur l’histoire politique du Québec.René Lévesque a publié plusieurs volumes dédiés aux destinées du Québec : Option Québec (en 1968), la Passion du Québec (en 1978), Oui (en 1980) et Attendez que je me rappelle… (en 1986).

Sources d’isnpiration (mais notre article n’a pas été copié d’aucune source):

Biographies canadiennes-françaises, 30e édition, 1983-1984.
www.assnat.qc.ca/fra/membres/notices/j-l/lever.htm
www.thecanadianencyclopedia.com (article par M. Daniel Latouche)
www.pum.umontreal.ca/apqc/87_88/moniere2/moniere2.htm