Kateri Tekakwhita
La Bienheureuse Kateri Tekakwhita, première Amérindienne à avoir été béatifiée, est née vers 1656, dans le petit village d'Ossernenon, sur les bords de la rivière Mohawk dans l'État actuel de New York. Le mot Tekakwhita signifie en langue iroquoise "Celle qui avance en hésitant". On l'appelle aussi parfois Kateri ou Catherine.
Sa mère, convertie au catholicisme, était Algonquine alors que son père était Agnier. À l'âge de quatre ans, Kateri perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle-même devient presque aveugle. À l’âge de 12 ans, ses parents adoptifs, ses oncles et tantes ainsi que le chef du village, l'obligent à choisir un mari, selon l’usage. Mais Kateri refuse et ce signe d’indépendance, inhabituel pour une femme, la réduit quasiment à l'esclavage.
Kateri cherche une explication à ses tourments. Elle trouve un réconfort dans la foi chrétienne et veut être baptisée. Jacques de Lambertville, un jésuite, accède à sa demande et, après six mois de catéchuménat, elle est baptisée le jour de Pâques 1676.
Kateri arrive à La Prairie en 1677. Elle exprime le désir de devenir religieuse et d'évangéliser les Iroquois.
La piété de Kateri Tekakwhita impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, qui se trouve en Nouvelle-France sous les ordres du roi Louis XIV. L’historien lui consacre plusieurs passages dans ses rapports.
Cependant, Kateri ne vécut que trois années en Nouvelle-France.
Kateri Tekakwhita est décédée le 17 avril 1680, à l'âge de vingt-trois, quatre ans après son baptême, des suites d’une maladie.
Sa renommée se répandit dans le monde grâce aux Relations des Jésuites. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 22 juin 1980. Sa fête est célébrée le 14 juillet. Un sanctuaire lui est consacré à la Mission Saint-François-Xavier, à quinze kilomètres en aval de Kahnawake. L’église Kateri-Tekakwhita, dans la communauté montagnaise de Mashteuiatsh, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, lui est également consacrée.

Le portrait de Kateri Tekakwhita, d'un auteur inconnu, est une vision romantique de cette grande femme qui a su défendre ses convictions et sa liberté.
Par Elba
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