Gens du pays

Mills, John Easton

Mills, John Easton

John Easton Mills

John Easton Mills est né le 14 octobre 1796 à Leland (d’autres sources citent Tolland), dans l’État américain du Massachusetts.

Vers le milieu des années 1820, il se rend à Montréal où il fonde, avec son frère Cephas, une compagnie de commerce des fourrures. Il est l’un des premiers hommes d’affaires anglophones de Montréal à apprendre et parler couramment le français.

Au début des années 1840, il délaisse ce négoce et s’intéresse de plus en plus au monde de la finance. En 1844, il devient banquier et vers 1845, il fonde la Mills Bank. Cette banque finance la construction de la basilique Saint-Patrick de Montréal. En 1846, Mills devient directeur-gérant de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal.

En mars de la même année, John Easton Mills est élu au poste de maire de Montréal. À l’époque, l’élection se faisait au conseil municipal à la majorité simple. Mills, à la tête du parti réformiste, est élu avec dix voix contre neuf. Néanmoins, le maire sortant, le tory James Ferrier, refuse de quitter son siège et il faut attendre le jugement de la Cour supérieure qui ordonne un second vote. Mills obtient alors onze voix contre cinq.

En 1947, John Easton Mills occupe aussi la fonction de président de la Commission de l’immigration de Montréal. C’est à lui qui revient la charge d’organiser la lutte contre l’épidémie de typhus de 1947, apportée par des immigrants irlandais fuyant la famine qui sévissait dans leur pays, et qui causa la mort de plus de 6 mille personnes.

Des manifestations bruyantes se tiennent au Champ de Mars, exigeant le départ des malades après que la nouvelle de l’arrivée d’un bateau avec de nombreux passagers infectés se soit répandue (certains révoltés exigent même de jeter dans le fleuve les baraques qui abritaient les victimes de l’épidémie). Le maire Mills ne se contente pas d’exhorter les citoyens à la patience, mais il est parmi les premiers à se porter volontaire pour aider les occupants des abris contaminés.

Il travaille tous les jours comme infirmier pour donner l’exemple à la population. Vers le mois de septembre 1947, l’épidémie montre des signes de résorption, mais Mills contracte la maladie.

John Easton Mills meurt le 12 novembre 1847. Le Herald de Montréal commente ainsi son décès: «Sa charge ne semblait faire appel qu’à l’administration générale des hangars; mais rien moins que la bienveillance d’un coeur tendre n’aurait pu inspirer ses visites assidues au chevet des malades et des mourants.»

Son dévouement exemplaire a valu à Mills le surnom de maire-martyr. Il semble que son cadavre fut confié au fleuve Saint-Laurent, lieu de sépulture des victimes de l’épidémie après que le cimetière improvisé en bordure du fleuve (près de l’entrée de l’actuel pont Victoria) n’ait pu absorber plus de corps.

john easton mills

John Easton Mills, photo de l’époque prise vers 1847, photographie du domaine public

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1 commentaire

  1. Ken Quinn

    2013/05/30 at 2:59

    Bonjour,

    Selon les données de l’église Zion Congregational, M. Mills a été inhumé dans le cimitiere « Saint Lawrence Burial Grounds » qui se situait au coin de la rue Dorchester (aujourdhui boul Rene-Levesque Ouest) et Saint-Urbain. Les données de cimitiere se trouvent au cimitiere Mont Royale.

    Je vous invite a revisiter votre assertion que M. Mills est inhumé dans le fleuve Saint-Laurent.

    Au plaisir,

    Ken Quinn

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