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Millette, Jean-Louis

Millette, Jean-Louis

Jean-Louis Millette

Jean-Louis Millette, l’une des plus importantes figures du théâtre québécois de la seconde moitié du XXe siècle, naît dans le quartier montréalais de Saint-Henri, tout près de la place Saint-Henri, le 4 janvier 1935. Son père était laitier.

À l’âge de 15 ans, Jean-Louis rencontre Paul Buissonneau, créateur de la Roulotte, un théâtre ambulant, et ces deux représentants du théâtre québécois travaillent ensemble au sein d’une petite troupe qui produit des œuvres éclatées telles que «La Tour Eiffel qui tue» ou «La Bande à Bonnot».

Vers la fin des années 1950, Jean-Louis Millette fait son entrée à la télévision. Il participe à l’émission «Marie Didace».

En 1963, Millette, Buissonneau, Yvon Deschamps et Claude Léveillée fondent le Théâtre de Quat’Sous.

Au milieu des années 1960, il crée pour les «Croquignoles», puis «La Ribouldingue», le personnage de Paillasson et sa patate en chocolat pour les enfants. Pendant plus de sept ans, il incarne pour Télé-Métropole le personnage d’Oscar Bellemarre dans Symphorien, un entrepreneur de pompes funèbres qui est rapidement devenu très populaire.

Dans les années 1970, Jean-Louis Millette quitte la télévision et revient au théâtre. Il joue dans de grands classiques de la scène théâtrale puis, dans les années 80 et 90, il se lance dans des projets audacieux.

En 1987, Millette fait son retour à la télévision pour jouer dans des œuvres de Victor-Lévy Beaulieu, dans les téléromans «Montréal PQ» (le chanoine Caron), «L’Héritage» (le poète Philippe Couture) et «Bouscotte» (Many Morency).

Jean-Louis Millette a interprété plusieurs rôles au cinéma, jouant souvent des personnages perturbés, louches ou même démoniaques. On peut citer ses rôles dans «Le Festin des Morts» de Dansereau, «Pouvoir intime», «Les Fous de Bassan», «Dans le ventre du dragon» d’Yves Simoneau, «Le Confessionnal» de Robert Lepage, «Jésus de Montréal» de Denys Arcand et «Nelligan» de Favreau.

En 1995, il reçoit le prix Masque d’interprétation masculine pour son rôle dans le one man show «The Dragonfly of Chicoutimi» de Larry Tremblay. Cette oeuvre a connu le succès jusqu’en Italie, un pays que Jean-Louis Millette adorait et où il passait ses vacances depuis une quarantaine d’années.

Jean-Louis Millette est décédé le 29 septembre 1999 à Montréal, victime d’une crise cardiaque.

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Jean-Louis Millette dans le documentaire « Le territoire du comédien » du réalisateur Jean-Claude Coulbois

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