Gens du pays

Brillant, Jean

Brillant, Jean

Jean Brillant

Les étudiants connaissent bien ce nom qui désigne une rue où se dressent de nombreuses écoles et facultés de l'Université de Montréal. Mais qui était Jean Brillant ?

Officer de l’armée canadienne, Jean Brillant est né le 15 mars 1890 à Assemetquagan, paisible village au nom algonquin de la vallée de la Matapédia

Jean Brillant est issu d'une longue lignée de militaires. Son ancêtre Olivier Morel de La Durantaye, arrivé au Canada avec le régiment de Carignan-Salières, est un officier distingué. Son arrière-grand-père, Henri de Boisbrillant de La Durantaye, fut lieutenant dans le 1er bataillon de Cornwallis et son grand-oncle, Octave de Boisbrillant, fut enseigne au 1er bataillon de milice de Rimouski. Enfin, Jules-André Brillant, frère aîné de Jean, fut colonel honoraire des fusiliers du Saint-Laurent.

Jean Brillant étudie au collège Saint-Joseph de Memramcook, au Nouveau-Brunswick, puis au séminaire de Rimouski en 1904-1905. Après ses études, il travaille comme télégraphiste pour une compagnie de chemin de fer.

En 1916, durant la Première Guerre mondiale, Jean Brillant entre dans le 89e régiment du Témiscouata et de Rimouski (en 1920, il devient le régiment des fusiliers du Saint-Laurent).

Après une formation militaire d’environ six mois à Valcartier, Jean Brillant s'embarque pour la France. Le 27 octobre, il devient officier du 22e bataillon qui se trouvait alors à Bully-Grenay. Le 22e bataillon est la seule unité d’infanterie canadienne-française à servir sur les champs de bataille durant la Première Guerre mondiale.

Le 22e bataillon est stationné en face de Liévin, dans le nord-est de la France. C’est l'époque de la guerre des tranchées.

La première action importante est effectuée entre le 9 et le 14 avril 1917. C’est l’offensive contre la crête de Vimy. Mais quelques jours plus tard, Brillant est hospitalisé, souffrant de la fièvre des tranchées. Il se retrouve de nouveau à l’hôpital au mois de juillet et il retourne à son unité le 19 septembre.

En 1918, les combats sont acharnés. Jean Brillant prend part à de nombreux combats. La nuit du 27 au 28 mai, à la tête d’un groupe de volontaires, il s’élance vers la position ennemie, cisaille les barbelés qui la protègent et, malgré une riposte nourrie de ses défenseurs, poursuit son attaque. Il met quatre Allemands hors de combat et en capture un cinquième. Dans l'affrontement, Brillant est blessé. Pour sa bravoure la Croix militaire lui est conférée.

Le 8 août, pendant la bataille d’Amiens, voyant qu’une mitrailleuse tient en échec le flanc gauche de sa compagnie, Jean Brillant se précipite vers elle, s’en empare et tue deux mitrailleurs. Blessé au bras gauche, il refuse de se faire évacuer. Le lendemain, il commande deux pelotons, ses hommes prennent possession de 15 mitrailleuses et font plus de 150 prisonniers.

Blessé à cette occasion à la tête, Jean Brillant refuse une fois de plus de quitter la compagnie et il mène une charge contre un canon ennemi. Atteint au ventre par des éclats d’obus, il se dirige vers une pièce ennemie, puis il s’écroule. Il meurt le 10 août 1918 à l’âge de 28 ans.

«Pour bravoure exceptionnelle et zèle infatigable dans l’accomplissement de son devoir», Jean Brillant reçoit à titre posthume la croix Victoria, la plus haute décoration britannique. Ses restes reposent au cimetière militaire de Villers-Bretonneux, à l’est d’Amiens.

Le souvenir du lieutenant Jean Brillant est conservé au Musée Royal du 22e Régiment. À Montréal,  une rue et un parc portent son nom.

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Jean Brillant

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