George Étienne Cartier

Le Père de la Confédération, George-Étienne Cartier, est né à Saint-Antoine-sur-le-Richelieu, en 1814. Il est baptisé Georges - Étienne - avec un « s » dans le mot Georges, à la manière française.

Beaucoup plus tard, en 1860, il commence à signer son nom comme George, sans le « s ». Il semblerait que c’est après l’inauguration du pont Victoria, ainsi nommé en l’honneur de la reine d’Angleterre, et la visite du prince de Galles, en 1860, que Cartier laisse tomber le « s » de Georges et donne à son nom l’orthographe anglaise, ce qui est beaucoup plus qu’une simple économie de ressources typographique. C’est plutôt un geste symbolique, un message destiné à tous les Canadiens. D’ailleurs, en 1853, il nomme sa troisième fille «Reine Victoria».

Cependant, il faut admettre que G.-É. Cartier n’a pas toujours été Anglomane. En 1837, dans la Bataille de Saint-Denis, il combattait au côté des Patriotes. C’était lui qui au moment quand les munitions des patriotes ont été épuisées, traversa la rivière pour en chercher de l’aide à Saint-Antoine.

Mais dans les jours suivants, G.-É. Cartier passe aux États-Unis et le 20 septembre 1838, il prête le serment d’allégeance aux autorités britanniques, exigé comme condition de retour pour les émigrés politiques. Parmi les autres « pardonnés »  il se rende à une réception chez le gouverneur du Bas-Canada peu après l’exécution de douze patriotes.

Ensuite, il fait une brillante carrière politique, commerciale et économique. Il rend de nombreux services au Grand Trunk, une société des chemins du fer, créée en 1854 et contrôlée par Londres qui exerce une grande influence sur les tarifs, les parcours, le marché du travail, les élections et l’économie. Cette société finance des campagnes électorales, contrôle le marche de l’emplois au Québec et des politiciens importants. George (s) – Étienne Cartier travaille pour le Grand Trunk, comme avocat, représentant  et homme politique influant. De novembre 1852 jusqu’à mai 1853, il en est directeur.

Au début, G.-É. Cartier n’a pas accepté les principes d’une union fédérale. Il a critiqué cette idée, conçue par le politicien Alexander Galt. Mais à partir 1858, nommé premier ministre en août de cette année, Cartier fait volte-face, invite Galt dans son ministère et traverse l’océan pour discuter à Londres du projet qu’il endosse de maintenant.

En 1864, Cartier entre dans le gouvernement pro – fédéraliste. Il prône pour la représentation proportionnelle à la population, ce qui signifie que les Canadiens français deviendront politiquement minoritaires dans le Canada.

Le 7 février 1865, il déclare à l’Assemblée législative : « Je n’ai pas la moindre crainte que les droits du Bas - Canada soient exposés par le fait que dans la législature générale, les Canadiens français du Bas - Canada auront un plus petit nombre de représentants que les autres provinces réunies. ».

Un jour, le Montreal Gazette fait l’éloge de G.-É. Cartier en le décrivant en ces thermes « l’ami fidèle de la population britannique du Bas-Canada.». Les Canadiens français de l’époque lui réservant une autre appellation : « le vire - capot ». Enfin, l’histoire classe et classifie George - Étienne Cartier comme « l’un des plus Grands Canadiens, Père de la Confédération ».

Cartier est élu quatre fois dans le comté de Verchères, à Montréal – Est comme conservateur. Il fut nommé ministre de la Milice et de la Défense. De 1871, il siège en même temps au fédéral et au provincial.

En 1872, Cartier est défait dans Montréal - est. C’est là un dur coup pour les conservateurs, étant Sir George - Étienne Cartier le bras droit du premier ministre du Canada, Macdonald.

Pour se sauver, Macdonald et Cartier décident que ce dernier doit se présenter au Manitoba et Cartier demande aux deux candidats du comté de Provencher de se retirer pour le bien de la nation. Un candidat peut connu répond à l’appel et aide à Cartier d’être élu sans opposition en échange de l’aide promis pour les Métis. Le nom de ce candidat est Louis Riel. Il est vrai que Cartier a favorisé le règlement de l’amnistie et la solution de quelques problèmes en faveur des Métis. Plus tard, Louis Riel est pendu par le gouvernement Macdonald.

Mais Cartier est malade, il s’en va à Londres pour passer le traitement médicale et il en décède en 1873.

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