Gens du pays

Beurling, George

Beurling, George

George Beurling

George Frederick Beurling naît à Verdun, Montréal, le 6 décembre 1921. Depuis sa plus tendre enfance, il n’a qu’une ambition: devenir pilote. Il semblerait que ce désir lui vient lors d’un court vol dominical qu’il accomplit avec sa famille en 1930, à l’âge de 9 ans.

Ses parents et amis racontent que sa petite chambre était pleine de livres dédiés aux pilotes. Dès qu’il avait un instant de libre, le jeune homme allait à l’aérodrome Cavelier de Lasalle, où tout le monde le connaissait et où il aidait les mécaniciens.

Beurling fait toute sorte de menus travaux et il économise l’argent qu’il gagne pour financer ses leçons de pilotage. De plus, il fabrique des modèles réduits d'avions et les vend. Dans le même temps, il devient un excellent nageur et coureur.

C’est à l’âge de douze ans que George Frederick prend pour la première fois les commandes d’un avion. Bien sûr, cela se passe en compagnie d’un instructeur, mais en 1938, à l’âge de 17 ans, Beurling réalise son premier vol en solo aux commandes de son avion. Ensuite, il abandonne ses études malgré l’opposition de ses parents et s’en va à Toronto où on lui offre un emploi de copilote pour faire du convoyage pour la «Quebec Goldfields Co.», une entreprise minière. Il décroche cet emploi avant même d’obtenir son brevet de pilotage.

On dit de lui qu’il est distant, peu bavard, qu'il a tendance à se faire des ennemis très vite, et que la seule chose qui l’intéresse, c’est le vol.

Il participe à diverses compétitions aériennes. À Edmonton, devant les pilotes de la Royal Canadian Air Force, il démontre qu’un civil peut faire mieux que les experts militaires.

Du fait de son jeune âge, on refuse Beurling dans l’armée et il décide de se rendre en Chine et d’intégrer la célèbre unité de volontaires internationaux «The Flying Tigers» qui combattent le Japon. Cependant, il est arrêté aux États-Unis au moment de s’embarquer pour la Chine car il est entré illégalement sur le territoire du pays. Il passe deux mois en prison.

Vers la fin de 1939, quand on refuse une nouvelle fois de le prendre dans la RAF, George essaie de s’enrôler dans les forces aériennes finnoises pour lutter contre l’URSS qui, après le partage de la Pologne avec les Allemands, attaque la Finlande. Mais ses parents ne donnent pas leur aval (il n’a que 18 ans).

Enfin, il s’embarque pour la Grande-Bretagne où on refusent de l’incorporer, toujours pour la même raison. Il retourne à Montréal et implore sa mère de donner son autorisation. Elle cède, à condition que le jeune homme porte une Bible lors de toutes ses missions. Cette Bible l’accompagnera pendant toute la guerre, dans son cockpit.

En Grande-Bretagne, Beurling perd très vite sa naïveté d’adolescent et sa vision romanesque de la guerre. Il est affecté au Squadron 403 «Wolf» de la RCAF et on lui attribue un Spitfire Mk V. Mais avec son caractère difficile, ses relations avec les Canadiens sont loin d’être idéales et il est transféré à l’escadron 41 de la Royal Air Force britannique.

Il abat ses premiers avions allemands au-dessus de la Grande-Bretagne, mais il est indiscipliné et il doit demander son transfert vers Malte, assiégée par la Regia Aeronautica italienne et la Luftwaffe. Il est affecté au Squadron 249 «Gold Coast» de la RAF. Le 11 juin, deux jours après son arrivée à Malte, il revendique une victoire sur un Messerschmitt, mais elle n’est pas confirmée.

Le lundi 6 juillet, il abat deux chasseurs et il combat ensuite presque tous les jours lors du siège de Malte. En cinq mois, le pilote québécois abat au moins 21 avions. À son tour, il est blessé au bras et à la jambe et rapatrié en Grande-Bretagne. Il est blessé une fois de plus lors d’un voyage comme passager vers la base de Gibraltar où il subit une intervention chirurgicale. En conséquence, une de ses jambes devient plus courte que l’autre.

De retour au Canada, George Beurling est traité en héros national. Il vit à Verdun mais il craque nerveusement et est secrètement admis au Royal Victoria Hospital. Il se marie en 1943.

Cependant, le jeune marié demande à repartir à la guerre et finalement il combat une nouvelle fois en Europe où il abat trois Focke-Wulf 190. Ses relations avec ses collègues sont toujours aussi mauvaises. Il ne sait pas communiquer avec les autres et il est incapable d’adhérer aux principes du travail d’équipe. Il est renvoyé de la RCAF quelques semaines plus tard et rentre au Canada, où sa femme obtient le divorce.

En 1948, Beurling apprend que le jeune état d’Israël recrute des pilotes de combat. Beurling décide alors de rejoindre Israël. L’avion qui le transporte s’écrase en raison d’une panne de moteur le 20 mai 1948. George Beurling meurt sur le coup.

Il est transporté en Israël et enterré au cimetière du Mont Carmel, dans le carré des héros.

Avec 31 avions ennemis abattus à son actif, George Buzz Beurling est le meilleur aviateur canadien.

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1 commentaire

  1. Jimmy Roy

    2010/07/22 at 4:33

    UN grand Québécois méconnu de tous ces paire.
    L’histoire dans nos écoles devraient nous apprendre qu’il y a des Héros Québécois de la deuxième guerre mondial et surtout un as pilote..!!

    Soyons fier!

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