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Catalogne, Gédéon de

Catalogne, Gédéon de

Gédéon de Catalogne

Gédéon de Catalogne naît en 1662 à Arthez de Béarn, dans une famille dont la noblesse «se perd dans la nuit des temps». Il est prouvé qu’un ancêtre de Gédéon de Catalogne accompagnait Louis IX en Égypte en 1249 et prit part à la prise de Damiette où il se distingua par sa bravoure.

Gédéon vient en Nouvelle-France en 1683 comme officier des troupes de la marine et arpenteur. Il prend part aux campagnes militaires de 1684 contre les Iroquois, en 1686 contre les Anglais dans la baie d’Hudson, ainsi qu’à l’incursion d’Auger de Subercase contre Saint-Jean de Terre-Neuve en 1705 et à la défense de Québec en 1709 et 1711.

Cependant, on l’emploie surtout comme ingénieur et il surveille la construction de divers ouvrages de fortifications. En 1700, c’est lui qui conçoit avec Dollier de Casson le premier projet de construction du canal Lachine. Nous devons à Gédéon de Catalogne les cartes de trois «gouvernements» (régions administratives) de la Nouvelle-France, soit Québec, Montréal et Trois-Rivières. Il commence ce travail cartographique vers 1708. Ensuite il dresse des plans et des cartes de Montréal et dirige les travaux des enceintes de Montréal et de Québec.

Dans son mémoire sur les seigneuries et habitation des gouvernements de Québec, Trois-Rivières et Montréal de 1712, Gédéon de Catalogne a composé le premier répertoire de la faune du Canada. Des dizaines d’espèces d’animaux, de poissons et d’oiseaux y sont répertoriés.

En 1723, il est nommé commandant de compagnie et ingénieur à Louisbourg. Il y décède le 5 janvier 1729.

Selon une légende très répandue, Gédéon de Catalogne était protestant et s’embarqua pour la Nouvelle-France afin d’accéder aux grades supérieures de la marine, qui étaient refusés aux protestants sur le territoire français. Pendant la traversée, une tempête éclate et M. de Catalogne promet de se convertir au catholicisme s’il échappe à la mort. En arrivant à Québec, l accomplit sa promesse et abjure le protestantisme. Cette histoire quoique très publicisée pendant des siècles, est toutefois douteuse, car aucune preuve n’est conservé dans les registres de l’archevêché de Québec de cette abjuration. Pourtant, ces registres sont considérés comme étant des sources d’information relativement sûres.

plan de montreal

Plan de Montréal dressé par Gédéon de Catalogne en 1723

Pour en apprendre plus :

1 commentaire

  1. Jean-Martin Blais

    2011/11/02 at 7:41

    À l’époque, la Nouvelle-France était une province de France à titre de colonie. Elle en faisait donc partie. Son roi, ses lois, son gouvernement, sa langue étaient les mêmes qu’en métropole. Aucun de nos ancêtres français n’a eu besoin d’un passe-port, je crois bien, pour passer de la métropole en Nouvelle-France. Ni pour y retourner. Nos ancêtres français n’étaient pas des immigrants: ils passaient d’une province à l’autre. Comme, de nos jours, un Terre-Neuvien qui va s’installer en Colombie-Britannique.

    Si Gédéon de Catalogne était protestant et a abjuré, il devait savoir qu’il devait le faire pour progresser dans sa carrière. Il a dû abjurer en métropole puisqu’il était militaire.

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