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Garakontié

Garakontié

Garakontié

Chef des Iroquois d’Onnontagué, Garakontié est né vers 1654. Il reçut une éducation catholique mais il n’était pas baptisé.

C’est Garakontié qui négocie des trêves et organise plusieurs échanges de prisonniers entre les Iroquois et les Français. Il a ainsi sauvé des dizaines de Français qu’il a racheté et qu’il a nourris dans sa cabane jusqu’à ce qu’il ait pu les ramener lui-même à Québec.

On raconte que Garakontié a toujours considéré que la guerre entre les Européens et les Iroquois devait cesser. Au cours de sa vie, il a organisé de nombreuses missions de paix. Selon les dires du Père Jésuite Dablon: «c’est le premier chef Iroquois qui a porté ses compatriotes à faire la paix et qui est venu bien des fois pour cela en ambassade à Québec».

En juillet 1670, Garakontié vint à Québec pour régler certains points qui intéressaient les tribus iroquoises, algonquines, huronnes et autres. Aux trois réunions qui eurent lieu en présence du gouverneur de Courcelles, Garakontié fut le principal orateur. Son dernier discours fut une véritable profession de foi. Mgr de Laval lui parla alors du baptême. Le chef accepta.

La cérémonie eut lieu dans la cathédrale de Québec en août 1670. Mgr de Laval baptisa lui-même le chef iroquois et ses parrain et marraine furent le gouverneur de Courcelles et mademoiselle de Bouteroue, fille de l’intendant.

Après la cérémonie, il y eut grande réception au château Saint-Louis où M. de Courcelles recevait les chefs indiens réunis à Québec.

À son entrée dans l’enceinte du château, Garakontié fut salué par une salve tirée par les canons du fort et les soldats lui firent une haie d’honneur. La fête se termina par un festin.

Cependant, même si la paix est importante pour Garakontié, il refuse de céder ses droits et il défend les intérêts des Iroquois. Garakontié réussit à faire respecter les droits de ses compatriotes et à maintenir la paix en concluant des alliances avec les Français et les Anglais.

Garakontié a ainsi assuré la survie de son peuple. Il meurt à Onnontagué en 1678 (ou en 1677, selon d’autres sources). Il avait demandé à être enterré «à la française», dans une tombe, et que l’on dresse une croix près de son tombeau.

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