Gens du pays

Desbiens, Jean-Paul

Desbiens, Jean-Paul

Jean-Paul Desbiens

Frère Untel

Jean-Paul Desbiens est né le 7 mars 1927 à Métabetchouan, dans la région du Lac Saint-Jean. En 1944, il devient frère mariste sous le nom de frère Pierre-Jérôme. Ensuite, il étudie la philosophie à l’Université Laval, où il obtient son diplôme de baccalauréat, en 1958.

En 1960, Jean-Pau Desbiens publie son célèbre livre Les Insolences du Frère Untel sous le pseudonyme de «Frère Untel». Dans cet ouvrage l’auteur déplore la qualité de la langue parlée et écrite au Québec. C’est lui qui assigne à la langue parlée communément au Québec le nom de joual, mais le terme a été repris et diffusé par le journaliste André Laurendeau.

Les Insolences du Frère Untel, d’à peine 150 pages, paru aux premiers jours de la Révolution tranquille, devient l’un des premiers bestsellers de la littérature québécoise. Les historiens coïncident en considérant cet essai l’un des éléments déclencheurs de la Révolution. Rédigé d’une plume parfois irrévérencieuse et toujours incisive, l’ouvrage dénonce l’indigence culturelle et linguistique et l’attribue en partie aux déficiences d’un système éducatif religieux désuet et répressif.

En effet, l’ouvrage marque profondément la société. Paul Gérin-Lajoie, titulaire du ministère de l’Éducation du Québec, créé en 1964, a remarqué que l’essai du Frère Untel enterrait le département de l’Instruction publique contrôlé par le clergé et remettait en cause tout le système scolaire de l’époque.

Jean-Paul Desbiens a soulevé l’ire de sa congrégation par la publication de son œuvre. Il quitte le Québec pour poursuivre ses études outremer, mais il s’agit plutôt d’un exil politique. Il ne rentre qu’en 1964, quand Paul Gérin-Lajoie, avocat y homme politique qui a lutté longtemps contre le système et nommé ministre, lui offre le poste de conseiller au sein du ministère.

C’est le Frère Untel (ainsi on a surnommé M. Desbiens) qui développe le projet des Cégeps pour le niveau collégial post-secondaire au Québec. Ensuite, il devient l’éditorialiste en chef du quotidien La Presse et il continue de travailler dans le domaine de l’éducation. Il publie d’autres œuvres philosophiques.

En 1988, le gouvernement du Québec lui confère l’Ordre national du Québec. En 2006, il est nommé Officier de l’Ordre du Canada et chevalier de l’Ordre du mérite de la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec.

Jean-Paul Desbiens, mieux connu comme Frère Untel, décède à Château-Richer le 23 juillet 2006.

jean paul desbiens

Jean-Paul Desbiens (Frère Untel)

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1 commentaire

  1. gilbert

    2012/11/03 at 11:29

    un homme qui a mis le mot joual au monde . les insolences du frere untel furent un classique des asnnes 1960.

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