Gens du pays

Marchand, Félix-Gabriel

Marchand, Félix-Gabriel

Félix-Gabriel Marchand

Félix-Gabriel Marchand naît le 9 janvier 1832, il est le fils de Gabriel Marchand et Mary McNider, une femme de confession anglicane et d’ascendance écossaise. Au sein de sa famille, on parle l’anglais. Enfant, Félix-Gabriel fréquente les écoles anglaises et apprend le français à l’âge de 11 ans. Parfaitement bilingue, il devient journaliste et Il écrit, notamment pour le journal Le Canada Français, pendant plusieurs décennies. Il devient notaire, sans toutefois délaisser le journalisme et l’écriture. Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, il est alors le seul député à siéger à l’Assemblée législative depuis l’entrée en vigueur de la Confédération canadienne en 1867.

En décembre 1862, Marchand participe à la création d’une compagnie d’infanterie de la milice. Il devient alors capitaine de compagnie, puis est promu en juin 1866 lieutenant-colonel et commandant du 21e bataillon. Sous son commandement, le bataillon est mobilisé en juin 1866 et au printemps de 1870 afin de surveiller la frontière menacée par les raids féniens.

Félix-Gabriel Marchand fut également l’auteur de poèmes et de pièces de théâtre, dont Les Faux brillants, paraphrasée par le dramaturge Jean-Claude Germain. Il est en outre le librettiste de l’opéra Le Lauréat, musique de Joseph Vézina, créé par la Société symphonique de Québec.

Marchand est élu à l’Assemblée législative du Québec en 1867. Il conservera son siège pendant 33 ans. En 1878, il est membre du gouvernement Joly De Lotbinière comme secrétaire provincial. En 1887, il est nommé à la présidence de l`’Assemblée législative. Il est ensuite chef de l’opposition de 1892 à 1897. Il remporte l’élection générale de 1897 en tant que chef du Parti libéral du Québec.
Devenu premier ministre de la province du Québec le 27 mai 1897, il tente de créer un ministère de l’Éducation mais doit reculer face à l’opposition de l’Église au 25 septembre 1900. À cette date, il devient le premier premier ministre du Québec à mourir en fonction, à l’âge de 68 ans. Ses funérailles se déroulent à la basilique de Québec et il est inhumé au cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy. C’est l’ingénieur Charles Baillairgé qui conçoit l’aménagement de ce cimetière-jardin réservé aux paroissiens de la Haute ville de Québec.
Un bas-relief illustrant son profil orne sa pierre tombale au cimetière Belmont. Deux ponts au Québec portent son nom : le pont couvert Félix-Gabriel-Marchand construit en 1898 à Mansfield-et-Pontefract et le pont Félix-Gabriel-Marchand à Saint-Jean-sur-Richelieu.
Le fonds d’archives de Félix-Gabriel Marchand est conservé au centre d’archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

(Notons en passant que trois autres premiers ministres du Québec seront plus tard inhumé au cimetière Belmont : Edmund J. Flynn, Louis-Alexandre Taschereau, et Jean Lesage. Le premier ministre Simon-Napoléon Parent a été inhumé au cimetière Saint-Sauveur, devenu depuis une section du cimetière Saint-Charles de Québec. Au cimetière Mount Hermon de Sillery, au coin du chemin Saint-Louis et de la côte de l’Église, est inhumé le premier ministre Henri-Gustave Joly de Lotbinière, et au cimetière Saint-Michel de Sillery, le premier ministre René Lévesque.)

Félix-Gabriel-Marchand

Félix-Gabriel-Marchand

Félix-Gabriel Marchand. Photo de la fin du XIXe siècle

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