Gens du pays

Houda-Pepin, Fatima

Houda-Pepin, Fatima

Fatima Houda-Pepin

Fatima Houda-Pepin est née au Maroc, où l’islam est la religion d’État. Elle a donc grandi dans un milieu où la foi fait partie du quotidien.

Elle arrive au Canada en 1972. Elle découvre avec étonnement qu’il existe dans ce pays des mœurs et des conduites qu’elle n’a pas observées au Maroc, comme des cercles fermés auxquels les femmes assistent voilées. Des imams formés à une école de pensée rigoriste sont envoyés en mission et propagent des idées radicales.

Fatima Houda-Pepin constate également l’indifférence des pouvoirs publics qui ne veulent pas se mêler des «affaires internes» d’une communauté. Elle pense que cette situation est due en partie au manque de connaissances sur l’islam, ce qui laisse les islamistes radicaux libres d’imposer leur vision.

L’islam du savoir et de la tolérance, qui a marqué sa jeunesse au Maroc, se réduit au Canada en une série d’interdits, imposés le plus souvent aux femmes. 

Elle ne peut rester indifférente et elle entame une lutte afin d’éviter la création d’un abîme infranchissable entre les musulmans canadiens et les représentants d’autres croyances et pensées.

De 1981 à 1994, elle travaille en tant que consultante en éducation interculturelle, en immigration et en affaires internationales pour le gouvernement fédéral, et au Québec pour la ville de Montréal, les commissions scolaires et le secteur privé. Elle est élue présidente du Comité sur les relations interculturelles et interraciales de la Ville de Montréal.

En 1994, Madame Houda-Pepin décide de se présenter aux élections provinciales à La Pinière, en Montérégie, pour le parti libéral du Québec. Aujourd’hui, en 2008, elle est, entre autres, présidente de la Commission de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation, présidente de la section québécoise du Réseau des femmes parlementaires des Amériques et membre de la Commission de l’aménagement du territoire.

Madame Houda-Pepin est titulaire d’un baccalauréat en commerce, d’un baccalauréat en sciences politiques de l'Université Laval, d’une maîtrise en relations internationales de l’Université d’Ottawa. Elle a suivi un doctorat en politique internationale à l’Université de Montréal et a obtenu une maîtrise en bibliothéconomie-sciences de l’information à l’Université McGill.

Voir aussi :

1 commentaire

  1. Dany Gagnon

    2013/09/23 at 7:50

    pourquoi vous ne dénoncez pas les femmes musulmanes qui arrivent de l’étranger et qui dans leur pays ne portaient pas le voile. pourquoi ici ?

    elles sont au moins 3 a 4 cent. J’ai l impression qu’ici elles veulent coloniser.

    Pourquoi ne parlez vous pas de la Turquie qui depuis pres d un siècle est laique. Le voile Islamique est interdit dans toutes les institutions d’État et également dans toutes les écoles et Université.

    Les deux manifestations une a Montréal et l’autre a Québec était composer de près de 95% de musulmans. Si nous les Chrétiens allions faire ce qu’ils font ici on seraient assassiné

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>