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Léveillée, Claude

Léveillée, Claude

Claude Léveillée

Claude Léveillée naît le 16 octobre 1932 à Montréal. Il a un frère, Jean, et une sœur, Raymonde. Les parents  initient leurs enfants à la musique Les talents de musicienne, pianiste, de sa mère, et de chanteur ténor de son père, influencent l’enfance de Claude. Sa mère jouant au piano et son frère au violon, Claude Léveillée complète l’ensemble en jouant de l’accordéon ou de l’harmonica. Il joue de l’accordéon dans les rues de Montréal, et il y reçoit ses premiers applaudissements.

L’œuvre poétique et musicale de Claude Léveillée se distingue par son lyrisme et son expressivité.

Claude Léveillée fait ses études au Collège André-Grasset, puis au Collège de Montréal en 1951. En 1954, il s’inscrit à l’Université de Montréal en sciences économiques, politiques et sociales, mais il découvre, dans un local de l’université, un vieux piano, dont la musique lui vaut la rencontre d’Élizabeth Chouvalidzé, qui lui ouvre ses horizons sur la culture européenne.

En octobre 1955, Léveillée fait une montée sur scène à l’Université de Montréal, dans la revue Bleu et Or avec un numéro de Gilbert Bécaud et Liberace. Il est remarqué par Noël Gauvin, réalisateur de l’émission de télévision Music-Hall. M. Gauvin approche Léveillée pour composer la chanson Montréal pour la chanteuse Andrée D’Amour. Ainsi, Claude Léveillée produit des compositions musicales et poétiques. Il crée sa première chanson, Tes Rêves, présentée au concours du Chœur Bleu et Or, de l’Université de Montréal. Claude Caron lui offre alors le rôle de Bozo dans la série télévisée Rodolphe ou le secret de la rivière perdue du Père Ambroise Lafortune.

Après deux ans, Léveillée abandonne l’université. En 1956, il joue dans Le Secret de la rivière perdue à la télévision de Radio-Canada. Il y crée aussi un personnage pour enfants, Clo-Clo, à l’émission Domino (1957-59, 1961-62). Annonceur à CJMS, il continue de composer des chansons.

Il rencontre Paul Buissonneau dans les murs de l’École des beaux-arts de Montréal, où il s’occupe de la partie musicale de la reprise de Orion le tueur au Centre Saint-André-Apôtre en 1956. Buissonneau offre à Léveillée de faire la première partie de la prochaine pièce qu’il monte, La Tour Eiffel qui tue, présentée en mars 1957 à la salle du Gesù à Montréal. En 1957, Claude Léveillée fait la trame sonore de La Belle Rombière de Guillaume Hanoteau et Jean Clevers.

En 1958, il tient le rôle principal dans la pièce Les Oiseaux de lune de Marcel Aymé.

Il voyage en France, où il co-fonde le regroupement Les Bozos en 1959. La même année, il croise la route d’Édith Piaf. La Môme a été ravie en l’entendant chanter ce couplet devenu célèbre: On se saoulait le dedans de pathétique. Pour Édith Piaf il a composé quelques chansons dont Les Vieux pianos, Ouragan, Boulevard du crime.

Il revient au Québec en 1960. À la suite de son expérience en France, Claude Léveillée remporte le Grand Prix du disque canadien de la radio de CKAC en 1962.

Le 23 avril 1963, Léveillée cofonde le Théâtre de Quat’Sous. En 1963, il fait la partie musicale du spectacle Les Éphémères, monté par Paul Buissonneau avec, entre autres, Yvon Deschamps et Jean-Louis Millette. Au cours des années 1960, il produit Les vieux pianos, Frédéric, La légende du cheval blanc, Le rendez-vous, La scène, Emmène-moi au bout du monde, Soir d’hiver et d’autres chansons.

Claude Léveillée remporte le Grand prix du disque en 1966.

Au début des années 1970, il produit des chansons remarquées telles L’étoile d’Amérique, Cheval de bois, Si jamais et Marie Rose. En 1972, il représente le Canada au Festival de la chanson de Sopot en Pologne.

En 1980, le compositeur perd son unique enfant, Pascal, qui se suicide à 20 ans.

En 1985, il présente le spectacle commémoratif Tu t’rappelles Frédéric avec son ami André Gagnon et participe à la Fondation Québec-Afrique en chantant dans le projet collectif Les Yeux de la faim.

En 1986, il entreprend une série de concerts instrumentaux ayant pour titre Un homme, un piano. En 1987, il partage la scène avec Renée Claude le temps de quelques concerts intitulés Partenaires dans le crime, puis compose pour Nicole Martin les chansons On s’aimera et surtout Mon père et ma mère. En 1989, Léveillée sort l’album Enfin revivre.

En 1994 il enregistre l’album Mes années 60, qui reprend ses vieux succès. Il produit par la suite 3 albums mi-instrumentaux et mi-contes pour enfants : Rêves inachevés (1998), Rêves inachevés volume 2 (1999) et Non stop le rebel (2000). Sur scène, il continue de se produire à la Place des Arts en 1994, 1997 et 2003.

Claude Léveille a été également acteur, il a joué notamment dans La Ligne de démarcation (1966), et dans la série télévisée Scoop qui a été diffusée à Radio-Canada de 1991 à 1994.

Les œuvres de Claude Léveillée ont marqué sa génération. Il nous a laissé 400 chansons, des musiques instrumentales et quelques comédies musicales.

En 1996 Claude Léveille devient Officier de l’Ordre du Canada et en 1998, Chevalier de l’ordre national du Québec.

Le 9 juin 2011, l’auteur-compositeur-interprète, pionnier de la chanson québécoise Claude Léveillée, s’éteint à l’âge de 78 ans, chez lui, à Saint-Benoît-de-Mirabel, entouré de ses proches.

claude leveillee

Claude Léveillée. Photo : Cyberpresse

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