Gens du pays

Marois, Christian

Marois, Christian

Christian Marois

Christian Marois est né en 1974 à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, mais sa famille déménage à Sakami, mieux connu sous le nom de LG-3, à la Baie-James, où son père, ingénieur civil, est transféré en 1976. Ensuite, la famille s’installe à Laval.

À l’âge de 12 ans, Christian dévore les romans d’Isaac Asimov et se nourrit de films de science-fiction. Pour son entourage, il devient Astro.

Christian Marois fait ses études au Collège Bois-de-Boulogne, à Montréal et ensuit il fait ses études en physique à l’Université de Montréal, où il s’implique dans la recherche d’amas globulaires avec les professeurs René Racine et Howard Bond. Après la graduation, Christian Marois fait sa maîtrise et son doctorat à la même université sur la recherche d’exoplanètes, ayant comme superviseurs René Doyon, Daniel Nadeau et René Racine.

Sa thèse de doctorat, déposée à l’Université de Montréal en 2005, porte sur une nouvelle technique de localisation des étoiles naines brunes et des planètes extrasolaires à partir de données provenant d’une caméra qu’il a lui-même construite. Ces recherches lui valent la médaille Plaskett du meilleur doctorat en astrophysique ou en astronomie au Canada.

Le jeune docteur suit ses études de post-doctorat à l’université Berkeley, en Californie.

En 2008, c’est Christian Marois et ses collègues David Lafrenière et René Doyon qui ont réussi pour la première fois de l’histoire de l’humanité à saisir une véritable image d’un système solaire entier. Il s’agit d’un jalon dans la quête de systèmes planétaires orbitant autour des étoiles.

Au cours de l’été 2008, Marois, Lafrenière et Doyon utilisant une technique d’imagerie angulaire différentielle, ont repéré, à l’aide d’images infrarouges prises aux télescopes Keck et Gemini Nord, trois planètes géantes orbitant autour de l’étoile HR 8799 située à environ 130 années-lumière de notre planète.

Les scientifiques ont annoncé la découverte dans un article publié dans la revue Science magazine le 13 novembre 2008.

Dans la même revue, une autre annonce d’observation directe d’une exo planète qui gravite autour de l’étoile Fomalhaut, cette fois par coronographie à l’aide du télescope spatial Hubble, par l’équipe de l’astronome Paul Kalas, dont faisait partie Christian Marois.

Christian Marois, David Lafrenière et René Doyn ont reçu le prix Scientifique de l’année 2008 de la Société Radio-Canada et de nombreux autres prix pour leurs découvertes.

Aujourd’hui, le Docteur Marois travaille à l’Institut Herzberg de Victoria, en Colombie-Britannique, mais il entend d’assouvir ses deux passions: la recherche de nouveaux systèmes extrasolaires et l’exploration de la vie extraterrestre.

marois lafreniere et doyon

Christian Marois, David Lafrenière et René Doyon en route vers Fomalhaut b (première exoplanète découverte). Photo : © Tous droits réservés NASA et l’équipage du vaisseau spatial Destiny

Rappelons que notre galaxie, la Voie Lactée compte de 100 à 400 milliards d’étoiles. Autour d’un certain nombre de ces étoiles pourraient orbiter des planètes semblables à la Terre. Et des galaxies, il en a des myriades dans l’univers. Oui, les conditions propices au développement de la vie sont très difficiles à réunir dans l’espace. Mais si on admet que 99,999 pour cent des systèmes solaires ne peuvent abriter de la vie, la probabilité que des planètes terrestres existent, demeure élevée, comte tenu du nombre d’étoiles… Qui sait, peut être que c’est à Christian Marois de découvrir la première civilisation extraterrestre…

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