Gens du pays

Rodier, Charles-Séraphin

Rodier, Charles-Séraphin

Charles-Séraphin Rodier

Charles-Séraphin Rodier naît le 4 octobre 1797 dans le quartier Saint-Joseph de Montréal.

Il fait ses études au collège de Montréal, et à 19 ans, il ouvre une boutique de nouveautés sur la rue Saint-Paul. Il fait vite une fortune grâce au commerce de gros. Il est élu conseiller de Montréal de 1833 à 1836. Finalement, à l’aise financièrement, Rodier se retire du commerce vers 1836 et décide d’étudier le droit dans un bureau d’avocats. En 1837, il est désigné juge de paix pour Montréal.

Il est admis au barreau en 1841, mais il se lance dans la politique. Déjà en 1849, le gouverneur Poulett Thomson le fait nommer conseilleur de la ville après l’entrée en vigueur de la nouvelle charte pour Montréal.

En 1858, Charles-Séraphin Rodier est élu maire de Montréal, poste qu’il occupe jusqu’en 1862. Les élections ayant lieu chaque année, il se fait élire aux élections de 1859, 1960 et 1961, mais en 1862, c’est Jean-Louis Beaudry qui le défait.

C’est sous son administration que le premier système de transport public est mis en place à Montréal. On inaugure le Pont Victoria, les docks du port de Montréal et le Palais de Cristal. La situation financière de la ville s’améliore. Toutefois, Montréal connaît une grave crise à la fin de son mandat quand une inondation submerge un quart de la ville en avril de 1862 (le maire Rodier part en barque distribuer des vivres aux sinistrés).

Rodier est connu comme un grand philanthrope et on a aussi retenu de lui sa grande générosité envers les communautés religieuses. Tout au long de sa vie, il contribue à des œuvres charitables. En 1868, il donne une partie de ses immeubles aux sœurs grises pour leur orphelinat sur la place Richmond. En 1872-1873, il leur fait construire un édifice plus grand avec son propre argent. Il aide également les Sulpiciens et les sœurs du Bon-Pasteur.

À compter de 1867, Rodier est nommé membre du Conseil législatif du Québec.

Charles-Séraphin Rodier décède à Montréal le 4 février 1876, laissant dans le deuil son épouse et deux fils.

rodier

L’Honorable Charles-Séraphin Rodier, photographie Larin, photo-gravure Armstrong, vers 1875. Illustration du domaine public

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