Gens du pays

Albanel, Charles

Albanel, Charles

Charles Albanel

Le père Charles Albanel est né vers 1613 (d’autres sources parlent de 1616) en Auvergne, France. On connaît très peu de choses sur son enfance. Il est évident qu’il étudia la théologie et la philosophie et on trouve son nom sur la liste des jeunes gens entrés le 16 septembre 1633, au noviciat des Jésuites de la province de Toulouse.

Ensuite, il enseigne la grammaire, les humanités et la rhétorique dans différents collèges du Quercy, de Carcassonne, de Mauriac et d’Aurillac et il poursuit ses études de théologie et de philosophie à Billom et à Tournon.

Charles Albanel arrive au Québec le 23 août 1649. En septembre, il part pour Ville-Marie (Montréal), mais dès 1651 il passe la plupart de son temps à Tadoussac et à Gaspé, hivernant chez les Montagnais et les Algonquins. Il est curé et supérieur au Cap-de-la-Madeleine jusqu’à son décès en 1696. Il reste fidèle à ses amis Montagnais et Algonquins, ravagés à l’époque par le fléau de l’eau-de-vie, et qu’il défend énergiquement contre les abus des marchands, ce qui lui vaut la haine de ces gens peu scrupuleux.

De plus, en février 1666, le gouverneur de la Nouvelle-France, M. Rémy de Courcelle l’accuse officiellement de dissuader les « sauvages » de participer à la guerre menée par les Français contre les Iroquois, et de s’opposer à la participation des Indiens dans l’expédition punitive du Régiment de Carignan. C’est l’intendant Jean Talon, peu désireux d’entrer en conflit ouvert avec l’église, qui convainc Courcelle de laisser tomber cette accusation contre un prêtre (les loups ne sont pas censés se manger entre eux !).

Cependant Jean Talon, en habile politicien, fait nommer le père Albanel aumônier du régiment de Carignan-Salières (titre qu’Albanel partage avec le père Raffeix). Naturellement, le curé ne peut refuser ce poste et il accompagne les soldats de M. Prouville de Tracy en 1667-1668. Mais ensuite, il s’établit à la mission de Sillery, où il continue son travail de prédication.

Dès 1671, il organise des expéditions vers les terres inconnues de la baie d’Hudson et du Saguenay, décrivant les rives de la baie et du lac Mistassini, la faune, la flore et les coutumes des Amérindiens qui y habitent.

Dans un de ces récits, le père rapporte qu’il a fait un trajet de 880 lieues, traversé plus de 200 sauts, chutes et passes dangereuses et tout ça en un seul voyage.

En 1674, Albanel part pour le Nord, mais chemin faisant il tombe malade des reins (on en est tous là!). La maladie l’immobilise et le contraint à hiverner sur le lac Saint-Jean. Suite à cette maladie, il rentre en France, mais une fois rétabli, il revient dans le Nouveau Monde et trois jours plus tard, en 1676, il est nommé principal et supérieur des missions des Pays d’en haut. Il y passe le reste de sa vie.

Le 11 janvier 1696, le père Albanel décède à l’âge de 80 ans (ou 83 selon les sources) au Sault Sainte-Marie.

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Nos ancêtres… (Fête nationale en 2011, photo : © GrandQuebec

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2 Comments

  1. Daniel Faucher

    2011/07/09 at 4:21

    Il y a une erreur de date dans votre texte. Dans l’avant-dernier paragraphe, il faudrait lire 1676 et non 1776.
    Merci d’en prendre note pour apporter la correction.

  2. admin

    2011/07/09 at 5:36

    Merci, je viens de corriger la date.

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