Gens du pays

Laurin, Camille

Laurin, Camille

Camille Laurin

Camille Laurin naît le 6 mai 1922 à Charlemagne.

Après ses études  à l’Université de Montréal entre 1942 et 1949, où il devient membre des jeunesses étudiantes catholiques,  il obtient son diplôme en médecine et part à Boston au Massachusetts, pour y faire un stage postdoctoral en psychiatrie à l'hôpital d'État de Boston (Boston State Hospital).

Ensuite, le Dr. Laurin perfectionne en psychanalyse à Paris et il revint pratiquer au Québec. Il exerce sa profession de médecin-psychiatre à l’institut Albert Prévost à compter de 1957 et devient directeur scientifique de l'établissement dès 1958. Dès 1958, il occupe le poste de professeur agrégé et puis celui de directeur du département de psychiatrie à l'Université de Montréal. Le Dr. Laurin contribue à transformer la pratique de la psychiatrie au Québec et gagne la plus haute considération de la part de ses collègues.

Au début des années 1960, Camille Laurin est l’un des fondateurs du mouvement souverainiste québécois, voyant l’indépendance du Québec comme une nécessaire psychothérapie collective qui traiterait le complexe d’infériorité des Québécois.

Laurin est aux côtés de René Lévesque lors de la fondation du Mouvement souveraineté-association. Il est élu président du conseil exécutif du Parti québécois dès sa fondation en 1968. En février 1971, il est élu vice-président du PQ.

En avril 1970, Camille Lauren est élu au nombre des sept premiers députés du PQ élus à l'Assemblée nationale et il est chef parlementaire du Parti québécois d'avril 1970 à octobre 1973.

En 1976, après la victoire du Parti québécois aux élections, il est nommé ministre d’État au Développement culturel dans le premier gouvernement du PQ.

En tant que ministre, il guide l’adoption de la loi 101, qui établit le français comme seule langue officielle du Québec. On l’appelé Père de la Loi 101.

Laurin signe, le 9 novembre 1984, la Lettre des douze, dans laquelle la moitié des ministres du gouvernement Lévesque s’opposent à la stratégie du beau risque du premier ministre et réclament que la souveraineté soit au cœur de la campagne électorale de l’année suivante.

Le 26 novembre 1984, il démissionne de ses responsabilités ministérielles, comme six autres collègues et le 25 janvier 1985, il quitte son poste de député de l'Assemblée nationale. Il retourne alors à la pratique psychiatrique et devient directeur du Département de psychiatrie de l’Hôpital Sacré-Cœur en 1986.

Camille Laurin revient au Parti québécois après l'accession de Jacques Parizeau et reprend son siège de Bourget à l’élection du 12 septembre 1994.

Il quitte la vie politique en 1998, en raison de problèmes de santé. Camille Laurin s’éteint le 11 mars 1999, à Vaudreuil-Dorion, à la suite d'un cancer, à l’âge de 76 ans.

Un monument commémoratif représentant le grand artisan de la Charte de la langue française a été dévoilé le 13 juin 1911 dans le petit parc adjacent à l’édifice Camille Laurin qui abrite les bureaux de l’Office québécois de la langue française, à l’angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain.

camille laurin

Monument de Camille Laurin à côté de l'édifice de l'Office québécois de la langue française. Photo : © GrandQuebec

Voir aussi :

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>