Gens du pays

Bourlamaque, F.-C. de

Bourlamaque, F.-C. de

François-Charles de Bourlamaque

François-Charles de Bourlamaque est né à Paris en 1716.

Il s’engage dans l’armée française en 1739 et participe à la guerre de la Succession d’Autriche entre 1745 et 1746.

Le 11 mars 1756, il est nommé colonel d’infanterie et s’embarque à Brest sur le vaisseau Sirène pour aller à Québec, où il débarque le 15 mai.

En juin 1756, on lui confie le commandement du fort Frontenac près de la ville actuelle de Kingston, en Ontario, et le 10 août il part à la tête d’un détachement vers le fort d’Oswego, dans l’État de New-York. Bourlamaque prend la direction du siège du fort et il est blessé au cours des combats. Le 14 août, les troupes britanniques se rendent.

En 1757, Bourlamaque se trouve face au lac Saint-Sacrement (aujourd’hui, lac George, New York) et il commande les troupes d’assaut françaises qui investissent au début du mois d’août le fort William Henry, érigé sur les rives du lac. Vers la fin de la campagne de 1757,  Bourlamaque est nommé commandant de la région du lac Champlain, à Carillon.

Au cours de la bataille de Carillon, le 8 juillet 1758, François-Charles de Bourlamaque, qui commande l’aile gauche française, est blessé une fois de plus. Les Anglais essuient un échec, mais les Français ne savent pas en profiter.

En 1759, Bourlamaque a pour mission d’arrêter l’avance de l’armée d’Amherst. Les Français quittent le fort Carillon pendant la nuit du 22 au 23 juillet, laissant une arrière-garde qui défend les positions pendant quatre jours. Le 31 juillet, François-Charles quitte le fort Saint-Frédéric (aujourd’hui, Crown Point, New York) après l’avoir incendié, et se retranche avec sa petite armée sur l’île aux Noix sur le Richelieu.

Les opérations menées par Bourlamaque durant la campagne de 1759, sont considérées comme de brillants exemples de guerre de temporisation, quand des défenseurs réussissent à arrêter l’offensive ennemie avec de maigres forces et des pertes minimes.

En 1760, Bourlamaque est commandant en second de l’armée française qui attaque Québec. Il est blessé lors de la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril.

Au moment de la capitulation de Montréal, le 8 septembre 1760, il se trouve dans la ville.

Il retourne en France, où il est nommé chef de la mission militaire à Malte en 1761.

En 1762, il rédige un «Mémoire sur le Canada». Bourlamaque soutient la thèse que le Canada serait une précieuse colonie pour la France si on améliorait certains aspects de son administration. Il supplie de ne pas l’abandonner.

Au début 1763, François-Charles de Bourlamaque est promu maréchal de camp et nommé gouverneur de la Guadeloupe, où il décède en 1764.

C’était un officier des plus vaillants qui ne se vantait pas de ses victoires, ni ne faisait tuer ses soldats par milliers, mais a toujours accompli avec succès les missions dont il fut chargé. 

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