Gens du pays

Asselin, Olivar

Asselin, Olivar

Olivar Asselin

«Un ordre imparfait vaut mieux que le désordre».

(Le journal L’Ordre, fondé par Olivar Asselin en 1934)

Olivar Asselin, un des journalistes les plus connus du Canada français, fut polémiste et militant de la cause nationaliste. Partisan d’une critique amère et sarcastique, son talent pour apercevoir les défauts de la société lui permit de saisir et d’exposer les raisons sociales et historiques des événements. Il était souvent perspicace, mordant, passionné, redouté et parfois cruel. Son sarcasme et sa passion étaient sa force. Il était un polémiste batailleur, parfois féroce, mais aussi un homme plein d’amour pour son peuple et sa culture. Ces qualités ont fait de lui le maître à écrire de toute une génération de Canadiens français.

Oliver Asselin est né le 8 novembre 1874, à Saint-Hilarion-de-Charlevoix. Ses parents ont des convictions politiques et choisissent pour leur quatrième enfant un nom qui est la contraction d’Olivier et de Bolivar, libérateur de l’Amérique Latine.

En 1880, la famille déménage à Sainte-Flavie-de-Rimouski où Olivar fait ses études primaires. En 1892, la famille part pour les États-Unis et s'établit à Fall River dans l’État du Massachusetts. La même année Olivar écrit ses premiers articles pour le bihebdomadaire Protecteur canadien. C’est le début de sa carrière journalistique.

asselin

En 1898, Asselin obtient la citoyenneté américaine et s’enrôle dans l’armée des États-Unis à l’occasion de la guerre hispano-américaine. Il est démobilisé avec le grade de caporal et, en 1900, il rentre au Québec.

Au Québec, Asselin collabore à divers journaux. C’est alors qu’il devient militant nationaliste et bras droit d’Henri Bourassa. L’année suivante, en 1901, il est embauché comme secrétaire du ministre de la Colonisation Lomer Gouin. Par la première fois, on remarque cet homme de petite stature.

En 1902, Olivar épouse Alice LeBouthillier et, en 1903, il démissionne de son poste de secrétaire du ministre de la Colonisation pour devenir directeur du reportage à La Presse.

En mars de 1903, Asselin fonde avec Jules Fournier et Omer Héroux la Ligue nationaliste dont il est nommé président-fondateur. À la même époque, Asselin continue à organiser des tournées de conférences d’Henri Bourassa et devient candidat nationaliste aux élections provinciales. Il fonde le journal Le Nationaliste en 1904 et en est le premier directeur.

Il est parfois poursuivi en justice à cause de ses pamphlets. En 1907, il est jeté en prison pour avoir «nargué la justice». En 1909, retourne en prison pour avoir giflé publiquement le ministre Alexandre Taschereau.

Asselin continue sa collaboration politique avec Henri Bourassa et participe activement à la fondation du journal Le Devoir en 1910. Il mène de nombreuses enquêtes journalistiques, écrit pour plusieurs revues et journaux. En 1913, il est élu président de la Société Saint-Jean-Baptiste et procède à la réorganisation de ses structures, mais il démissionne l’année suivante…

En 1914, la guerre mondiale éclate et l'année suivante Asselin lève le 163e bataillon pour se porter au secours de la France. Ses activités pendant la guerre sont récompensées par le gouvernement français qui le décore de la Légion d’honneur en 1919.

cimetiere Olivar Asselin

Lieu de repos à jamais de la famille Asselin. Cimetière Notre-Dame-de-Grâce. Photo : © Grandquébec

Après la guerre, Asselin continue à exercer la fonction de journaliste. En 1925, il fonde l’Œuvre de la Merci pour aider les pauvres. En 1935, il devient rédacteur en chef du journal Le Canada. En 1934 et 1935, il fonde les journaux L’Ordre et La Renaissance qui auront une vie éphémère. En 1936, Olivar Asselin est nommé président de la Commission des pensions de vieillesse. Il meurt le 18 avril 1937 à l’âge de 62 ans.

Pour en apprendre plus :

1 commentaire

  1. gilbert michaud

    2011/04/06 at 5:21

    helene pelletier baillargeon a ecrit une biographie memorable sur l journaliste de rimouski

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