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Lemoine, Alexis

Lemoine, Alexis

Alexis Lemoine dit Monière

Nul doute, parmi les marchands actifs à Montréal pendant la première moitié du XVIIIe siècle, la carrière d’Alexis Lemoine dit Monière est l’une des mieux connues grâce aux livres de comptes qu’il a laissés à la postérité.

Né à Trois-Rivières en 1680, Lemoine s’installe à Montréal pendant sa jeunesse.  Il a été coureur de bois pendant plusieurs saisons, soit voyageur, trappeur et chasseur, agissant pour le compte d’autres marchands.

Vers 1715, Alexis Lemoine devient un marchand-équipeur. Il possède son propre magasin, et il fournit de la nourriture, des objets de troque avec des Indiens, des armes et autres marchandises aux coureurs des bois.

Par exemple, selon les archives de Montréal, à titre de marchand-équipeur, Lemoine dit Monière fournit en mai 1725 des couvertures et draps, armes et armements, vêtements, eaux-de-vie et outils et quincailleries à quatre marchands-voyageurs qui font la traite des fourrures dans les pays d’en haut.

Par la suite il s’occupe à une série de tâches reliées à l’expédition des pelleteries en France et à la réception des nouvelles marchandises de la métropole. Ces opérations se font dans le magasin intégré à sa maison de pierre, située à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Sulpice,  près de ce qui était alors le centre commercial de la ville de Montréal.

Le premier mariage, Alexis Lemoine a conclu avec Marie-Louise Kimble, de nationalité anglais qui pourtant était décédée en 1721.

Le 12 août 1725, après avoir inventorié la communauté des biens qui existait entre lui et sa première femme, il épouse Marie-Josèphe de Couagne. Par ce mariage, il s’affilie à une des plus riches familles marchandes en ville.

Le couple, avec les quatre enfants du premier mariage, s’installe dans la maison de Lemoine qui sera entièrement reconstruite et agrandie en 1731.

La carrière de Lemoine s’étend jusqu’à la fin des années 1740. En moyenne, il fournit trois équipements par an, dont la valeur de chaque cargaison ne dépasse le seuil de 5 000 livres, ce qui donne un roulement de capital d’environ 10 à 15 000 livres par an.

Il s’éteint en 1754, et c’est son fils qui prend la relève.

Ces livres de registres d’une haute valeur historique sont conservés dans les Archives historiques de la Ville de Montréal.

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Crédit photo : GrandQuebec.com

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