Gens du pays

Casault, Louis-Jacques

Casault, Louis-Jacques

L’abbé Louis-Jacques Casault

Louis-Jacques Casault naît à Saint-Thomas-de-Montmagny, dans le comté de Montmagny, le 17 juillet 1808. Il est le fils de Louis Casault et de Françoise Blais, il est très doué et remarquable par son application à l’étude. Ses parents croient devoir faire des sacrifices pour lui procurer l’avantage de recevoir une bonne instruction. Il entre le 1er octobre 1823 au petit séminaire de Québec.

Au terme de ses études classiques, il opte pour la prêtrise. Le 5 octobre 1828, il reçoit la tonsure de Mgr Bernard-Claude Panet, évêque de Québec. Ordonné prêtre le 27 novembre 1831, l’abbê Casault est nommé vicaire de la paroisse de Sainte-Famille-du-Cap-Santé. Son goût pour l’étude et l’enseignement le ramène trois ans plus tard, à l’automne de 1834, au séminaire de Québec, où il passera le reste de son existence.

Il y est désigné pour enseigner la physique et il conserve cette chaire de 1834 à 1854. Agrégé le 14 août 1840, l’abbé Casault entre au conseil du séminaire. Il est directeur des écoliers de 1843 à 1851. Au petit séminaire, il fait agrandir les cours de récréation et il embelli les domaines de Maizerets (Québec) et du Petit-Cap (Cap-Tourmente), à Saint-Joachim. Il institue d’ailleurs une fête annuelle en l’honneur de Mgr François de Laval. En 1851, il succédait à l’abbé Louis Gingras comme supérieur du séminaire de Québec. Il disposait alors de l’autorité et de l’influence nécessaires pour faire entrer ses plans dans la voie de la réalisation.

L’œuvre essentielle de l’abbé Casault est la fondation de l’Université Laval, à Québec fondée pour desservir la population francophone. Le 31 mars 1851, Mgr Bruchési écrit à l’archevêque de Québec, Mgr Pierre-Flavien Turgeon, pour lui suggérer de confier au séminaire de Québec la fondation d’une université qui, dans sa pensée, serait une université provinciale sous la juridiction des évêques de la province ecclésiastique de Québec : la tête aurait été le séminaire de Québec et les membres les divers collèges.

Après une période de forte polémique, le 10 mai 1852, le conseil du séminaire, présidé par l’abbé Casault, adopte deux textes : la pétition que l’on adresserait à la reine Victoria et le projet de charte universitaire qu’on lui présenterait. Suivent de longues discussions et c’est seulement le 15 mai 1876 que, par la bulle Inter varias sollicitudines, l’université se voit gratifiée d’une charte pontificale, mais de fait, l’institution existe depuis 1852. L’abbé Casault et les directeurs du séminaire, désireux de la baptiser d’un nom qui fût bien accueilli de tous, l’appellent du nom de Laval.

L’abbé Casault, supérieur du séminaire de Québec depuis 1851, devient le premier recteur de l’université. En plus de veiller à l’organisation de l’enseignement dans les facultés, le recteur Casault, a à s’occuper de la construction des édifices universitaires. En dépit d’une santé chétive, l’abbé assume une fonction où abondaient les problèmes de tous genres, les uns reliés au fonctionnement même de l’université, les autres concernant l’affiliation des collèges. Il s’assure de la construction des pavillons, de la qualité des étudiants recrutés, de l’excellence des professeurs en charge des différentes facultés et de toutes les questions touchant le développement et le rayonnement de l'université.

Il démissionne, à cause de sa santé chancelante, en 1860. L’abbé Casault s’éteint le 5 mai 1862. On lui fait à la cathédrale de Québec des funérailles grandioses. Il est inhumé dans la crypte de la chapelle du séminaire. Son cercueil renferme une inscription en plomb, dont le texte est reproduit sur une épitaphe de marbre dévoilée, le 8 janvier 1863, dans l’ancienne chapelle extérieure, et remplacée, en 1909, dans la chapelle actuelle.

À Sainte-Foy, sur le campus de l’université, une modeste stèle rappelle aux générations récentes le souvenir de celui qui mérite le titre fondateur de l’université Laval.

abbé casault

Portrait de Louis-Jacques Casault. Théophile Hamel (1817-1870) a peint ce portrait en 1861. La toile se conserve dans le Musée de la civilisation

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