Gaspésie

Val-d’Espoir

Val-d’Espoir

Val-d’Espoir
Siège du Jour de la Marmotte au Québec

Située en Gaspésie, le village de Val-d'Espoir était, jusqu'en 1971, un Territoire Non Organisé (TNO). C’est en 1971 que ce territoire a été fusionné à la ville de Percé. Ce village, voisin du noyau urbain de Percé, se distingue pourtant des autres secteurs de la ville. Ce coin dynamique et accueillant mène une vie par  lui-même. L’ancien village compte près de 200 familles avec une population de plus de 400 résidents.

C’est à Val-d’Espoir que des milliers de Québécoises et Québécois se rassemblent pour célébrer un évènement particulier : Le jour de la Marmotte, parce que c’est ici qui vit Alfred, ou Fred ou encore Freddy, pour les voisins, les connaissances, les amis, les défricheurs, tout comme le grand folkloriste Fred Pellerin, et même le frère André (Alfred Bessette), cette marmotte-prophète qui prédit si le printemps au Québec sera joli et ensoleillé ou tardif et froid…

Le village voit le jour autour des années 1917-1918, alors que le curé Antoine Poirier de Cap d’Espoir fonde une colonie dans une petite-vallée, dans l’arrière-pays, à quelques kilomètres de Percé. Un certain nombre de familles des Gaspésiens de la côte sont alors allés défricher ces terres, mais c’est en 1923 que quelques familles s’y établissent définitivement. Ces familles y vivent avant tout d’agriculture et de la forêt,  mais aussi des pêches.

La nouvelle localité prend d’abord le nom de Saint-Antoine, puis de Saint-Phocas et pendant une dizaine d’années, le village dépend totalement de Cap d’Espoir. Vers 1928, des pères Cisterciens venus en grande majorité de la Hollande y fondent un monastère alors que l’abbé Edmond Plourde, missionnaire-colonisateur en Gaspésie, y bâtit une chapelle-école.

Lors de la grande crise de 1929, quelques Francos-Américains ainsi que plusieurs arrivants des régions de la Beauce, de Mégantic, du Bas-Saint-Laurent et de Québec viennent s’y établir.

Au début des années 1930, le village prend définitivement le joli nom de Val d’Espoir.

En 1932, une première église est bâtie. Le village est alors érigé canoniquement et la nouvelle paroisse accueille son premier curé, l’abbé Albert St-Laurent qui sera le pasteur des âmes durant 32 ans.

Au fil des ans, des scieries, magasins généraux, restaurants, forges, dispensaire médical, coopératives, manufactures de portes et fenêtres, bureau de poste, écoles de rang y apparaissent ici et là dans les rangs III, IV, V, VI et VIII. Val d’Espoir fourmille alors d’activités de toutes sortes. Vu le nombre sans cesse croissant de paroissiens, une nouvelle paroisse, St-Gabriel-de-Gaspé, voit même le jour vers 1935 au nord-ouest de Val d’Espoir.

En 1938, à la suite du départ des moines Cisterciens, Mgr François-Xavier Ross de Gaspé demande aux Clercs de St-Viateur de la région de Joliette d’ouvrir une école d’agriculture. Cette institution vivra des années florissantes durant près de 25 ans. Le frère Réal Desrosiers y tiendra un rôle de très grande importance.

Les années 1940 et 1950 voient une population grandissante. En effet, on y évalue alors la population à plus de 1800 âmes qui composent 250 familles.

En 1955, une nouvelle église et un presbytère sont construits. L’église de 1932 devient alors une salle communautaire aux mille usages : spectacles, patinoire, assemblées, réunions, etc. Une dizaine d’écoles, dont le couvent tenu par les Filles de Marie de l’Assomption, contribuent à l’éducation et aux apprentissages des jeunes.

Les années 1960 apportent une sorte de déclin à la petite vallée, quand plusieurs des résidents, suite au plan néfaste du bureau d’Aménagement de l’Est du Québec, quittent Val d’Espoir pour ailleurs, Montréal et Québec surtout, où ils s’inscriront souvent avec beaucoup de tristesse dans l’univers de la diaspora gaspésienne. L’école d’agriculture met la clé sur la porte en 1961, quelques rangs disparaissent, le village vit la débâcle de la fermeture des petites paroisses d’arrière-pays mais Val-d’Espoir finit par résister à force de luttes et de revendications de toutes sortes et se redresser.

Aujourd’hui, Val d’Espoir continue de prospérer. Plusieurs activités récurrentes prennent forme dont le célèbre carnaval. La Grande Traversée de ski de fond fait halte chaque année au cœur du village vers la fin du mois de février.

Des gens contribuent largement à l’essor à la fois écologique et économique du village : Produire la santé ensemble, la Coopérative de Solidarité Rocher Percé, les Bio-Jardins, le Musée La Vieille Église, le théâtre Les Val-Heureux, La Corporation des Sports, etc.

L’aéroport le plus près est à Gaspé et la gare la plus près se trouve à Percé

Pour en apprendre plus sur Val-d’Espoir, rendez-vous au site Web fredlamarmotteofficielleduquebec.ca

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