Femmes du Quebec

Travail non rémunéré

Travail non rémunéré

Le travail invisible des femmes

Le travail invisible, c’est l’ensemble du travail non payé qui se fait à la maison et dans la communauté. Ce travail est indispensable parce qu’il profite à tout le monde (conjoints, enfants, employeurs) et ce travail est un des facteurs qui font rouler l’économie canadienne, par exemple, de nos jours, le travail invisible représente environ 300 milliards de dollars par année au Canada.

Bref, le travail invisible est une réalité. Sans lui, il y aurait beaucoup de choses qui ne fonctionneraient plus dans la société. Mais, la plupart du temps, ce sont les femmes qui en prennent la responsabilité.

On peut diviser le travail invisible en quatre grandes catégories: les soins à la famille, les tâches domestiques, le bénévolat et la collaboration aux entreprises familiales.

Les soins à la famille

Dans la société d’aujourd’hui, la famille, c’est encore et surtout une affaire de femmes. Tout d’abord, ce sont les femmes qui portent les enfants et les mettent au monde. Elles s’en occupent, éduquent les enfants, les emmènent chez le médecin et les aident à faire leurs travaux scolaires. En fait, c’est généralement sur les femmes, ces « aidantes naturelles » que l’on compte quand quelqu’un tombe malade. Elles prennent donc en charge les responsabilités liées au bien-être de l’ensemble des membres de la famille.

Les tâches domestiques

Jusqu’à nos jours, dans toutes les sociétés humaines, l’organisation et l’entretien de la maison sont assurés par les femmes. Au Québec, même si la majorité d’entre elles occupe un emploi à l’extérieur, ce sont des femmes qui continuent à faire le ménage, les achats, à planifier et à préparer les repas, à faire la vaisselle, le nettoyage, etc. Tout ce travail n’est jamais compté ni payé.

Admettons pourtant qu’il y a de plus en plus d'hommes qui assument des tâches dans la maison, mais le partage n’est toujours pas équitable.

Au Québec, où la majorité des femmes sont sur le marché du travail, elles doivent faire toutes ces tâches en plus de leur emploi. À cause des exigences sociales, scolaires et administratives qui s’alourdissent avec les années, tout devient alors plus difficile à porter.

Aussi, il n’est pas étonnant que les femmes soient de plus en plus essoufflées.

Le bénévolat

L’importance du bénévolat est incontestable. Dans certains milieux, on se demande même si le gouvernement ne compte pas sur les bénévoles pour faire le travail qu’il ne veut plus payer.

Par définition, le bénévolat est une activité non payée. À peu près autant d’hommes que de femmes en font. Ce qui les différencie, c’est le secteur dans lequel chacun s’engage.

Au Québec, les hommes ont surtout tendance à être présents dans les sports et loisirs ainsi que dans les partis politiques.

Les femmes, de leur côté, sont plus engagées dans des actions humanitaires. Ce sont elles qui ont mettent sur pied les services de santé, les garderies, les orphelinats, les centres d’alphabétisation, les réseaux d’éducation ainsi et des organismes communautaires.

La collaboration aux entreprises familiales

En plus d’élever leurs enfants et de s’occuper de la maison, beaucoup de femmes occupent un emploi pour lequel elles ne reçoivent souvent aucun salaire. Elles travaillent dans l’entreprise familiale (commerce, ferme, garage, etc.). Elles font la comptabilité, reçoivent les clients ou s’occupent des animaux.

Pendant longtemps, on ne considérait ces femmes comme des travailleuses. Par exemple, elles n’avaient pas droit à l’assurance-chômage, au régime de retraite du Québec ou aux indemnités d’accident du travail. De plus, si leur conjoint décédait sans testament, elles pouvaient tout perdre.

Depuis 1980 les choses ont changé. Le Québec a enfin reconnu que les femmes avaient le droit de recevoir un salaire pour leur travail dans l’entreprise familiale.

Aujourd’hui, cependant, même si des lois les protègent, il y a encore des milliers de femmes qui continuent de travailler dans l’entreprise du conjoint sans être payées. Cette fois, c’est au nom de "l’amour" qu’elles ne réclament pas de salaire.

femme mystère

Pour être femme, on peut bien briser son âme plusieurs fois (Rosa Lombardo, dite Soriane Liquaël, poète italo-belge). Source de la photo : © paysquebec.com

Pour compléter la lecture :

1 commentaire

  1. Halal Vitamins

    2012/07/28 at 5:16

    C’est le probleme, le travail des femmes est souvent non remunere.

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