Femmes du Quebec

Femmes : 1990 – 2000

Femmes : 1990 – 2000

Ligne du temps : Femmes au Québec, 1990 – 2000

1990 : L`Institut de recherches et d’études féministes voit le jour. Cet organisme prend la relève et poursuit le travail amorcé par le Groupe interdisciplinaire pour l’enseignement et la recherche sur les femmes (le GIERF), créé en 1976.

1990 : Québec autorise la pratique des sages-femmes dans le cadre de projets pilotes en milieu hospitalier ou dans les lieux rattachés à un établissement de santé.

1990 : Pour souligner le 50e anniversaire du droit de vote au Québec, le comité Femmes en tête organise à Montréal une série d’événements sous le thème Les 50 heures du féminisme.

1990 : Des modifications sont apportées à la Loi sur l’assurance-chômage pour permettre au père et à la mère de bénéficier de prestations parentales de 10 semaines.

1991 : À l’initiative de la FFQ, le forum Un Québec féminin pluriel a lieu à Montréal. Plus de mille Québécoises se rassemblent pur élaborer les grandes lignes d’un projet féministe de société.

1991 : Manon Rhéaume est la première femme à jouer dans la Ligue nationale de hockey – LNH.

1991 : La Loi sur les normes du travail est modifiée pour accorder au père et à la mère le droit à un congé parental sans solde de 34 semaines à l’occasion d’une naissance ou d’une adoption.

1991 : La Québécoise Louise Fréchette devient la première ambassadrice canadienne aux Nations Unies puis, en 1998, la première Canadienne à occuper le poste de vice-secrétaire générale, le deuxième poste en importance aux Nations Unies.

6 décembre 1991 : À la suite de la tragédie de l’École polytechnique, le 6 décembre est proclamé Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

1992 : Des amendements au Code criminel introduisent des règles concernant la référence au comportement sexuel antérieur de la plaignante et définissent la notion de consentement à une activité sexuelle afin d’assurer un traitement plus équitable eux victimes d’agression sexuelle.

1992 : Paule Gauthier devient la première femme à présider l’Association du Barreau canadien.

1992 : Le gouvernement fédéral abolit l’universalité des allocations familiales. Seules les familles à faible revenu ont droit à un soutien. Le gouvernement du Québec retire l’allocation de maternité pour les travailleuses ayant un revenu familial brut de 55 000$ et plus.

16 août 1992 : Élection d’une première femme à diriger une nation autochtone au Canada. Les Hurons de Loretteville, en banlieue de Québec, élisent une femme, Jocelyne Gros-Louis, comme leur Grand Chef. Madame Gros-Louis prend la place de Max Gros-Louis, qui a dirigé pendant 26 ans les destinées de la nation. Elle est la fondatrice et directrice générale, depuis 1979, du Centre d’amitié autochtone de Québec. La nouvelle venue sur la scène politique a récolté 303 voix contre 284 pour l’actuel Grand Chef, qui a annoncé son retrait de la politique active. Deux femmes occupent déjà un poste de Chef de bande au Québec mais c’est la première fois qu’une femme est élue Grand Chef d’une nation.

1993 : La muséologue amérindienne Carmen Gill-Casvant reçoit le Prix du Québec Gérard-Morisset.

1993 : L’ONU adopte la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. C’est le premier instrument universel qui reconnaît sécifiquement les violences contre els femems comme une violation des droits fondamenatux. De plus, l’ONU nomme un rapporteur spécial chargé de recueillir les données sur les violences subies par les femmes dans divers pays.

1993 : Une femme, Kim Campbell, est désignée première ministre du Canada, après avoir remporté la course èa la chefferie de son parti. La même année, Sheila Copps devient la première femme vice-premier ministre du Canada.

1993 : Monique Gagnon-Tremblay devient la première femme ministre des Finances du Québec.

1993 : Après avoir rendu public son premier plan d’action annuel en condition féminine en 1986, le gouvernement du Québec adopte sa première politique en matière de condition féminine dans laquelle il propose une loi sur l’équité en emploi.

1993 : Le Canada est le seul pays qui permet aux femmes de revendiquer le statut de réfugiée lorsqu’elles craignent d’être persécutées en raison de leur sexe.

1994 : La première maison de naissance ouvre ses portes dans le cadre des projets pilotes sur la pratique de la profession de sage-femme.

1994 : De nouvelles dispositions du Code civil du Québec relatives à certaines pratiques de la procréation médicalement assistée sont mises en vigueru. Les contrats de grossesses sont déclarés nuls.

1995 : À Beijing, la 44 Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes entérine une vaste plate-forme d’action que les gouvernements sont appelés à mettre en application sur une base volontaire.

1995 : Le gouvernement fédéral canadien abolit le Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme. Une partie des activités est confiée à Condition féminine Canada.

1995 : La Cour suprême du Canada décide que l’État est en plein droit d’imposer la pension alimentaire que reçoit une ancienne conjointe pour subvenir aux besoins des enfants.

1995 : Louise Gaudreault devient la première femme à la direction de l’Institut de police du Québec.

1995 : Janyne M. Hodder est la première femme à accéder au titre de principale (équivalent de rectrice) dans un établissement universitaire, l’Université Bishop, à Sherbrooke.

19 avril 1995 : Deux mille manifestants dénoncent le groupe pro-vie Human Life International (HLI) qui tient son congrès annuel à Montréal. Soixante-cinq groupes communautaires sont à l’origine de la manifestation. Environ 200 policiers veillent au respect de l’ordre au moment de la messe, célébrée pour les membres de HLI à la basilique Notre-Dame. Les insultes et les huées pleuvent sur les membres de HLI à leur sortie de l’église. Des oeufs, des tomates, des pétards et même des bouteilles vides prennent la direction des militants pro-vie. Une auto-patrouille est endommagée. Sur les pancartes on lit : «Garde ton rosaire loin de mes ovaires». HLI est un groupe conservateur d’origine américaine qui milite activement contre l’avortement, la contraception, la stérilisation, l’infanticide, l’éducation sexuelle, l’homosexualité, la pornographie, les expériences sur les foetus et l’utilisation thérapeutique de membranes foetales.

5 juin 1995 : Pendant 10 jours, des milliers de femmes marchent environ 200 kilomètres pour dénoncer la pauvreté au Québec. Cette manifestation de solidarité atteint un point culminant avec un grand rassemblement devant le Parlement de Québec. Sous le thème «Du pain et des roses», plus de 15 000 femmes de toutes les régions du Québec participent à ce rassemblement qui se termine par une rencontre entre le premier ministre du Québec, Jacques Parizeau et les dirigeantes de différents groupes de femmes, dont Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec et instigatrice de la marche. La ministre de l’Emploi, Louise Harel, profite de l’occasion pour annoncer que le salaire minimum sera porté de 6 $ à 6,45 $. Cette mesure répond en partie à une des revendications des marcheuses qui avaient demandé une hausse nettement plus généreuse. Trois autres demandes avaient préalablement reçu un appui du gouvernement, soit le gel des frais de scolarité l’équité salariale entre femmes et hommes et une loi facilitant la perception des pensions alimentaires.

1er décembre 1995 : Entrée en vigueur de la Loi 60, une loi autorisant la perception automatique des pensions alimentaires au Québec. Le gouvernement du Québec avait fait adopter la Loi 60 en mai 1995. Cette loi permet aux conjoints divorcés ayant la garde d’enfants (le plus souvent les femmes), de percevoir automatiquement la pension alimentaire. La loi fait suite aux revendications exprimées par les femmes et elle provient également d’une étude du Protecteur du citoyen intitulée «Les enfants et la pension alimentaire, proposition de réforme» publiée en 1993. Selon cette étude, «dans 55 % des cas, le débiteur alimentaire omet de s’acquitter en tout ou en partie de son obligation, privant ainsi, trop souvent, ses enfants d’un revenu destiné à répondre à leurs besoins essentiels.» La Loi facilitant le paiement des pensions alimentaires propose un système universel de perception automatique qui se fera sous la responsabilité du ministre du Revenu afin de favoriser la régularité des paiements et la stabilité financière de bon nombre de familles particulièrement vulnérables sur le plan économique. Ce système est également perçu comme un «outil majeur pour combattre la pauvreté dont sont victimes tout particulièrement les femmes et les enfants.»

1995 : Le gouvernement du Québec adopte une politique d’intervention en matière de violence conjugale. Celle-ci est le fruit des travaux entrepris en 1987 par un comité interministériel chargé d’assurer la cohésion des interventions gouvernamentales en ce qui concerne la violence conjugale.

1996 : Lise Thibault devient la première femme nommée au poste de lieutenant-gouverneur du Québec.

1996 : Aux Jeux olympiques d’été à Atlanta, la Québécoise Sonia Denoncourt devient la première femme à arbitrer un match olympique de soccer.

1996 : L’Assemblée nationale adopte la Loi sur l’équité salariale. Cette loi oblige les entreprise de dix emplués et plus à corriger les iniquités de rémunération qui subissent les femmes sur le marché du travail en raison de leur sexe.

1996 : Le ministère de l’Éducation met sur pied le concours Chapeau, les filles ! visant à mettre en valeur les filles du secondaire qui choisissent des métiers traditionnellement exercés par des hommes. L’année suivante, il touche la formation technique offerte au collégial. En 2001, le volet universitaire appelé Excele Science est créé à à l’Intention des étudiantes en sciences et en génie.

1997 : Les gouvernements canadien et québécois optent pour des mesures de défiscalisation des pensions alimentaires. Le Québec adopte des règles de fixation des pensions alimentaires.

1997 : Marlène Jennings est la première Québécoise noire élue à la Chambre des communes du Canada.

1997 : Suzanne Blanchet devient la première femme présidente d’une papetière au Québec.

1997 : Un financement public des services de garde à l’enfance est mis sur pied pour soutenir la percée des femmes sur le marché du travail.

1997 : Le gouvernement du Québec annonce une réforme de la politique familiale. De nouvelles dispositions sont instaurées, dont la maternelle à temps plein et une contribution réduite de 5$ par jour pour les frais de garde des enfants de 4 ans et moins. Le ministère de la Famille et de l’Enfance est créé, lequel se voit attribuer la responsabilité de la politique familiale.

1997 : La Loi sur les normes du travail est de nouveau modifiée pour prolonger de 34 à 52 semaines le congé parental.

14 février 1997 : Ginette Noiseux, directrice artistique de l’Espace GO, est désignée artiste pour la paix (1996). L’organisation les Artistes pour la paix, née en 1983 à l’initiative de Gilles Vigneault, regroupe quelque 600 artistes québécois de diverses disciplines, unis dans leur souci d’œuvrer à une paix durable et de promouvoir la justice sociale. Parmi les titulaires des années précédentes, on remarque Marie-Claire et Richard Séguin, Simone Monet-Chartrand, Armand Vaillancourt, Andrée Lachapelle et Daniel Lavoie. Ginette Noiseux a une passion sans limite pour le théâtre engagé et pour l’année en cours, elle a proposé au public deux fortes œuvres qui dénoncent la guerre et ses ravages : Les Combustibles et Les Guerriers de Michel Garneau.

1er mars 1997 : Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, décide de nommer directement, sans convention préalable, des femmes candidates en vue des prochaines élections générales. Sa décision soulève moult commentaires divergents, davantage au Canada anglais qu’au Québec.

8 mars 1997 : Lise Payette et Michele Landsberg reçoivent le prix Florence-Bird, créé en 1996 par le Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, pour une œuvre de communication sur les droits des femmes en tant que droits de la personne. Les deux gagnantes reçoivent chacune 5 000 $. Lors d’un souper organisé en collaboration avec les Femmes autochtones de Montréal, une bourse de 15 000 $ est remise à l’Association des femmes autochtones du Québec avec qui mesdames Payette et Landsberg ont décidé de partager le prix.

1er avril 1997 : L’étude intitulée Place des femmes à titre d’administratrices et d’officiers dans les grandes entreprises canadiennes pour l’année financière 1994 apprend que la proportion de femmes au sein des conseils d’administration au sein des entreprises canadiennes est si faible que, au rythme actuel de progression, elles y seraient équitablement représentées dans 110 ans. Au Québec, la proportion de femmes au sein des conseils d’administration est similaire à l’ensemble du Canada, soit 6,2 %. L’étude a été effectuée par le professeur Léo-Paul Lauzon, du département des sciences comptables de l’Université du Québec à Montréal et par les chercheures, Martine Lauzon et Isabelle Duclaud de la chaire d’études socio-économiques de la même université. Des recherches semblables réalisées en 1985, 1986, 1990 et 1992 permettent cependant d’observer la progression des femmes à ces postes.

21 juin 1997 : Après 125 ans d’histoire de son existence, la Tribune de la presse parlementaire de Québec a élu pour la première fois une femme à sa présidence, Katia Gagnon, journaliste au quotidien montréalais La Presse.

1er septembre 1997 : Une loi concernant la médiation familiale entre en vigueur. Les couples avec enfants, mariés ou conjoints de fait, peuvent désormais recevoir gratuitement les services d’un médiateur ou d’une médiatrice professionnelle lors de la négociation et du règlement de leur demande de séparation, de divorce, de garde d’enfants, de pension alimentaire ou de révision d’un jugement existant.

21 novembre 1997 : La Loi sur l’équité salariale, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale un an plus tôt, entre en vigueur. Cette loi est liée à la lutte des femmes pour combler les écarts salariaux qui les sépare des hommes. Une commission, présidée par Me Jocelyne Olivier et comptant trois membres, est chargée de l’administration de la loi et c’est au ministre du Travail qu’incombe la tâche de l’application de la loi.

4 décembre 1997 : Les membres du conseil d’administration de la Banque Laurentienne désignent Mme Jeannine Wood présidente du conseil d’administration de la banque. Mme Wood est la première femme au Canada à diriger le conseil d’administration d’une banque. Elle dirige depuis 1965 Guillevin International, elle siège à plusieurs conseils d’administration dont Bell Canada, Sun Life du Canada et BCE et elle siège au conseil d’administration de la Banque Laurentienne depuis 1977.

19 décembre 1997 : Le Conseil d’évaluation des projets-pilotes, présidé par le Dr Alain Poirier, dépose un rapport favorable à la légalisation du métier de sage-femme.

1998 : Linda Goupil devient la première femme ministre de la Justice au gouvernement du Québec.

1998 : Longtemps attendu par les organismes préuccupés par la violence faite aux femmes, le Règlement sur les registres d’armes à feu, qui rend obligatoire leur enregistrement, entre en vigueur au Canada.

2 avril 1998 : Le gouvernement du Parti québécois dirigé par Lucien Bouchard adopte une Loi légalisant la pratique des sages-femmes au Québec. L’adoption de cette loi met un terme à des années de lutte entre les sages-femmes et le corps médical. Désormais, les sages-femmes auront le droit de pratiquer des naissances dans les maisons à partir du moment où seront «établies des normes claires de sécurité par l’ordre professionnel qui regroupera les sages-femmes du Québec.»

27 septembre 1998 : À Montréal, la Maison Parent-Roback est inaugurée. Elle se situe au 110 de la rue Sainte-Thérèse dans le Vieux-Montréal et abrite au moment de l’ouverture 13 groupes nationaux et régionaux de femmes qui œuvrent dans les domaines de la condition féminine : éducation, droits des femmes, édition, travail, santé et violence faite aux femmes. Le nom de la Maison garde vivante la mémoire de Madeleine Parent et de Léa Roback, deux femmes qui ont marqué le XXe siècle siècle, figures de proue tant du féminisme, du syndicalisme que de l’action sociale au Québec.

1999 : Beverly McLachlin devient la première femme nommée juge en chef de la Cour suprême du Canada.

1999 : Julie Payette devient la première astronaute québécoise à voyager dans l’espace.

1999 : La Cour fédérale confirme une décision du Tribunal canadien des droits de la personne donnant raison aux quelque 200 mille fonctionnaires fédéraux qui réclament l’équité salariale.

21 avril 1999 : Entrée en fonction de Maître Juanita Westmoreland-Traoré, première juge noire à la cour du Québec. Née à Verdun de parents d’origine guyanaise, elle est spécialiste des droits de la personne et a déjà occupé plusieurs fonctions importantes. En ce moment, y il a 49 femmes parmi les 264 juges de la Cour du Québec.

20 mai 1999 : Québec accorde aux travailleuses en garderie un rattrapage salarial de 35 % en quatre ans, en réponse aux demandes répétées de ces travailleuses. Le redressement salarial touchera toutes les catégories d’employées et toutes en bénéficieront qu’elles travaillent dans les centres de la petite enfance sans but lucratif, dans les services de garde en milieu familial ou dans les garderies à but lucratif. Les salaires seront soumis aux mêmes échelles en fonction de leurs tâches, de leur formation et de leur expérience.

20 mai 1999 : La Cour suprême du Canada confirme qu’un couple est un couple quelle que soit l’orientation sexuelle de ses membres qui ont droit aux mêmes avantages. Il ne reste plus aux autorités politiques fédérales et provinciales qu’à modifier les lois en conséquence. Le gouvernement du Québec a déjà présenté un projet de loi pour modifier la définition du mot conjoint dans une trentaine de lois discriminatoires.

1999 : La Cour suprême décide unanimement que le consentement à une activité sexuelle doit être volontaire et communiqué. Par conséquent, il ne peut exister de consentement implicite à une agression sexuelle.

1999 : L’Assemblée générale des Nations Unies invite les gouvernements, le 25 novembre de chaque année, à prendre des mesures permettant de mettre un terme aux différentes manifestations de violence perpétrées contre les femmes.

23 juin 1999 : Le premier ministre du Québec Lucien Bouchard annonce la nomination de Diane Lavallée à la présidence du Conseil du statut de la femme. Mme Lavallée remplace Diane Lemieux élue à l’Assemblée nationale en novembre 1998 et ministre du travail dans le cabinet Bouchard. Madame Lavallée fut la première présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) de 1987 à 1993.

2000 : Marie-Chantal Lepage est la première femme nommée Chef national de l’année au Québec.

2000 : Les femmes de plus de 150 pays marchent contre la violence et la pauvret, à l’instigation de la Fédération des femmes du Québec.

femmes au québec

Le soupir d’une jolie fille s’entend de plus loin que le rugissement du lion (proverbe tutsi). Illustration : © Megan Jorgensen

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