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Morse

Morse

Morse au Québec

Les morses de l’Atlantique, aussi gracieux dans l’eau que patauds sur la terre ferme, éblouissent les observateurs par leurs prouesses aquatiques. Leur nom scientifique est Odobenus rosmarus rosmarus.
 
Ce sont des mammifères des mers arctiques d’une taille considérable. Effectivement, les morses mesurent en moyenne trois mètres de long et pèsent environ 900 kg. On a vu cependant des individus qui atteignaient une tonne et demi.
 
La tête du morse est petite mais son cou est très gros. En fait, le morse ressemble un peu à un phoque, avec cependant quelques différences bien visibles: les pattes du morse sont plus larges et ses longues canines dépassent de sa bouche et lui servent de défenses. Le museau du morse est garni de poils raides comme des épines et sa peau est épaisse et plissée.
 
Au Québec, le morse habite dans les régions arctiques. Il se nourrit de mollusques et d’invertébrés.
 
Le morse mâle, qui n’a donc rien d’une demi-portion, courtise plusieurs femelles. L’accouplement a lieu de janvier jusqu’en mars. La gestation dure de 15 à 16 mois. Les petits naissent au cours des mois d’avril, mai ou juin. Le bébé morse est recouvert d’un pelage velouté à sa naissance, mais sa moustache est déjà en place. À la naissance, il pèse 60 kilogrammes environ, mais il triple son poids pendant la première année. Le petit reste avec sa mère pendant 3 ou 4 ans, puis il devient adulte vers l’âge de 9 ans. Le morse vit environ 40 ans.
 
C’est un animal social et intelligent. En général, les morses de l’Atlantique vivent en groupes. Le morse est courageux et s’il se sent menacé, il peut même s’attaquer à des bateaux.
 
Ses prédateurs sont l’épaulard et l’ours Polaire.
 
Pour les Inuits, le morse est une ressource très importante. Les habitants du grand nord utilisent sa peau et ses défenses pour fabriquer des embarcations, des outils ou des armes. On fabrique des bibelots avec l’ivoire exceptionnel des dents des morses.
 
Les Inuits utilisent également la chair, l’huile et les os du morse et cela depuis des temps immémoriaux.
 
En Nouvelle-France, on chassait le morse à des fins commerciales. Notons qu’autrefois, on le connaissait sous le nom de vache marine. Vers la fin du XIXe siècle, la chasse menée par les humains avait anéanti la population de morses dans le golfe du Saint-Laurent.
 
On ne trouve plus que quelques centaines de morses au Québec, dans la Baie James principalement.
 
Au Canada, la chasse commerciale au morse fut interdite en 1930. Aujourd’hui, hors du Québec, on trouve des morses au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à Terre-Neuve et au Labrador, ainsi que dans les eaux de la mer de Béring, dans l’ouest canadien.

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1 commentaire

  1. .

    2011/12/30 at 4:44

    Des morses au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve ? Elle est bonne ! Il n’a plus été observé (sauf exceptions sporadiques) de morses de l’atlantique dans le golfe du Saint-Laurent depuis près de 200 ans ! La population de l’atlantique nord-ouest est considérée disparue du pays par le ministère de pêches et océans et par le COSEPAC.

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