L’inventaire de Gédéon de Catalogne

Dans son Mémoire sur les seigneuries et habitations des gouvernements de Québec, les Trois-Rivières et Montréal, de 1712, Gédéon de Catalogne nous donne une liste peut-être pas complète mais tout de même fort utile des bêtes sauvages, gibiers et oiseaux qu’on trouvait à l’époque dans les bois du pays, et des poissons qu’on pouvait pêcher dans les rivières.

Les bêtes sauvages comprennent: orignaux ou élans, ours noirs, castors, loups-cerviers, loups gris, carcajoux, renards argentés, renards rouges, peccants, martres, loutres, rats musqués, porcs-épics, fouines, écureuils de quatre espèces, lièvres blancs, perdrix grises de plusieurs sortes, etc.

Parmi les oiseaux ou gibiers, Gédéon de Catalogne mentionnait les cygnes, outardes, oies, grues, canards de plusieurs espèces, oiseaux de proie de plusieurs espèces, tourtes (en abondance), pluviers et alouettes, bécassines, étourneaux. Ici M. de Catalogne se rendant compte que sa liste n’est pas complète, note: “et une infinité d’autres petits oiseaux“.

Parmi les poissons de rivières, il nous fait connaître les saumons, les bars, les brochets, les maskinongés, les esturgeons, les poissons dorés, les achigans, les carpes, les truites, les poissons blancs, les perches, les barbues, les anguilles, les brèmes, les aloses, les éperlans (qu’il écrit comme le peuple prononce encore le mot esplan), etc.

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Combien avons-nous conservé d’espèces mentionnées par Gédéon de Catalogne ? À peu près toutes sauf peut-être les tourtes et les carcajoux, quasiment disparus ou partis vers d’autres lieux. Les oiseaux et les poissons ne se voient plus en aussi grande abondance qu’autrefois.

Bulletin des Recherches Historiques, 1921, p.257.

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