Bestiaire du Québec

Héron

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Héron

La famille des hérons comprend une soixantaine d’espèces à travers le monde, dont douze habitent au Canada, incluant les hérons, les aigrettes, les bihoreaux et les butors.

La plupart des hérons sont des oiseaux aux pattes longues et au cou élancé qui pêchent leur nourriture (petits poissons, crustacés, insectes, amphibiens et reptiles) dans les eaux douces et salées peu profondes. Les ailes sont plutôt larges, longues et arrondies. On distingue les hérons des grues par leur tête, leur position en vol et leur cou penché, mais ils ont tous le bec assez long et grêle, replié en « S ».

Les hérons vivent dans les zones humides, les plans d’eau (lacs ou étangs) et les cours d’eau.

Les mâles et les femelles adultes ont un plumage semblable. Sur le corps, il est surtout bleu grisâtre, tandis que la tête est blanche. Une bande noire marque le dessus de l’oeil jusqu’à la nuque. Vers l’arrière il a une mince huppe et deux bandes noires séparent le cou qui est brun grisâtre vers le bas. Le ventre est rayé blanc et noir. Le bec est long d’environ 12-15 cm, et plutôt épais à la base, mais il mincit en pointe vers le bout. Les longues pattes sont vert brunâtres et montrent souvent une teinte rouge pendant la période d’accouplement.

Le Grand Héron (Ardea herodias)  mesure plus d’un mètre et il est le plus grand et le plus répandu au Canada. Le Grand héron fréquente le bord des rivières et les baies tidales. On le retrouve dans toutes les provinces canadiennes.

Le Héron vert (Butorides striatus) est répandu dans la région de Niagara, dans le Sud du Québec, dans les Maritimes et en Colombie-Britannique. La Grande Aigrette (Casmerodius albus) niche au Québec, dans le Sud de l’Ontario, au sud-est de la Saskatchewan et du Manitoba. Dans le sud du Québec, on retrouve également le Petit Blongios (Ixobrychus exilis).

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Parce que tu m’as laissé en héritage l’amour de la nature et des animaux , je te dédie à toi mon père Jean-Marie cette photo.

Photo : © tous droits réservés Lorraine Drapeau

La plupart des hérons et aigrettes nichent en colonies. Leurs nids sont généralement faits de petites branches et sont souvent perchés à l’abri des prédateurs à la cime des arbres.

La majorité des espèces pondent de trois à cinq oeufs de couleur bleu pâle ou bleu vert. Les héronneaux sont à leur naissance rose mauve. Le petit n’a pas de huppe.

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Grand Héron. Photo : © tous droits réservés Lorraine Drapeau

Les parents se partagent les soins pendant trois ou quatre mois pour  nourrir les petits jusqu’à ce que ces derniers sachent voler, ce qui prend environ dix semaines après la naissance.  Les héronneaux sont les proies des goélands, des corneilles, des corbeaux, des rapaces et des ratons laveurs. S’ils survivent, leur durée de vie est de 17 ans au maximum.

Le héron part au chaud, vers le sud des États-Unis, vers la mi-octobre et revient au Québec vers la fin de mars ou le début d’avril.

Le héron est piscivore et son alimentation est composée principalement de petits poissons. Sinon, il mange des petites grenouilles, des insectes aquatiques, des salamandres et des serpents d’eau qu’il trouve en eau peu profonde, douce ou salée, sur le bord des rivières, des lacs, des étangs ou dans les fossés, ainsi que dans les terrains marécageux, les vasières et les marais.

Il surveille sa proie en ne bougeant que les yeux et la tête. Si après quelques minutes il n’y a pas de poissons, il change de place et recommence. Mais s’il aperçoit sa proie, le héron replie son cou lentement et s’avance doucement vers la direction de la proie pour finalement plonger son bec d’un coup sec et rapide sur le poisson et l’avaler.

Lorsque la proie capturée est trop grosse pour être avalée d’un trait ou qu’elle est pourvue d’épines dangereuses, le Héron la laisse tomber dans l’eau et la saisit avec son bec en la secouant autant de fois qu’il le faut pour l’étourdir ou casser les épines, de manière à pouvoir l’avaler plus facilement.

Par le passé, un grand nombre de Hérons étaient victimes des chasseurs. Aujourd’hui, l’une des causes les plus fréquentes de l’échec de la reproduction est la perturbation causée par les accipitridés et les humains; les Hérons sont particulièrement sensibles aux perturbations pendant qu’ils couvent.

Dans l’ensemble, la population de ces oiseaux au Québec est saine et les scientifiques estiment qu’il existe au Canada des centaines de milliers de hérons.

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